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L’amiral Nelson

Présentation de l’éditeur :

Héros par excellence de la Royal Navy, vainqueur d’Aboukir et de Trafalgar, Nelson reste le symbole d’une Angleterre dominatrice des mers. Le récit de ses missions et de ses batailles montre comment s’est construit ce meneur d’hommes et ce stratège hors pair.

La biographie de Nelson par Roger Knight fut un événement. Elle est la plus complète et la mieux docu­mentée scientifiquement. À travers l’étude fouillée des sources, l’auteur nous permet de mesurer le chemin parcouru par Nelson jusqu’à la reconnaissance nationale. Il facilite notre lecture de sa stratégie navale grâce à des cartes synthétiques. Il nous aide à comprendre comment s’est forgé le dévouement sans bornes de ses hommes et de ses officiers en éclairant son récit de témoignages recueillis auprès de ses compagnons. Enfin, il le situe de façon magistrale dans son contexte historique, révélant les raisons pour lesquelles le peuple anglais s’est identifié à lui.

Pour autant, le portrait que Roger Knight nous dresse de l’amiral Nelson n’entre pas dans la catégorie des panégyriques convenus depuis 1805. L’auteur ne tente nullement de dissimuler ses échecs militaires, ni son immaturité politique, ni même les influences néfastes auxquelles il a succombé, mais il met en relief un marin au courage exceptionnel, un meneur d’hommes charismatique et un fervent défenseur de sa patrie.


Histoire de la mémoire de la Grande Guerre

Présentation de l’article :

Il n’est pas en France un village ou une ville qui ne possède un, voire plusieurs monuments aux morts de la Grande Guerre. Tous les ans, le 11 novembre commémore son achèvement et l’on ne compte plus les livres, bande dessinées, films, sites Internet, chansons, colloques, conférences, expositions et documentaires télévisés ou autres consacrés à 14-18, alors que son centenaire bat son plein en France comme ailleurs.

Et il n’est pas jusqu’au langage populaire et aux paysages qui n’aient hérité de traces de ce conflit qui marque au fer rouge un pays et ses habitants depuis 1914. La mémoire de la terrible Grande Guerre sourd dans toute la France et son centenaire hante l’imaginaire national, sa mémoire comme son histoire. Le succès de la Grande collecte organisée avec le Centenaire en témoigne régulièrement : chaque famille porte en elle cette mémoire tragique, tout autant que la nation elle-même.

Mieux, cette mémoire est une permanence qui n’a jamais disparu du débat national, même aux heures les plus sombres de notre histoire et a provoqué bien des controverses encore actuelles. Rémi Dalisson tente ici de comprendre cette mémoire, d’en faire l’histoire à travers sa genèse depuis 1914. Il en explique les évolutions, les contradictions et les enjeux actuels à l’heure où les questions sur l’identité du pays et son rapport à l’histoire sont plus pressants que jamais.


Monnaies du haut Moyen Age : histoire et archéologie (péninsule Ibérique – Maghreb, VIIe-XIe siècle)

Présentation de l’éditeur :

Cet ouvrage regroupe les communications présentées à l’occasion du 5e colloque de la série «Villa» consacrée depuis 2004 à la Marche supérieure d’al-Andalus et, dans une perspective plus large, à l’Occident méditerranéen du haut Moyen Age. Pour cette nouvelle rencontre associant historiens des textes et archéologues, l’accent a été mis sur les données numismatiques et les découvertes monétaires en péninsule Ibérique et au Maghreb.

Organisée à la Casa de Velazquez à Madrid en février 2014 avec l’appui de plusieurs laboratoires de recherches, la réunion a permis d’éclairer l’importance des informations fournies par les monnaies à l’égard de la conquête et des premiers temps de la présence musulmane dans l’Occident méditerranéen, sous la forme de dinars, de dirhams ou de fulûs antérieurs au XIe siècle. Complétée par de riches comparaisons avec les monnayages de l’époque wisigothique et de la Sicile byzantine, l’ensemble proposé constitue une somme de connaissances précieuse pour quiconque s’intéresse à l’histoire politique et économique avant l’an mil aux portes de l’Occident chrétien.


La nouvelle histoire des idées politiques

Présentation de l’éditeur :

L’histoire des idées politiques s’est longtemps résumée au commentaire savant de grands penseurs ou de grandes questions éternelles. Partout dans le monde, les entreprises de refondation se sont pourtant multipliées depuis les années 1970, portées par des approches parfois divergentes, mais s’accordant sur la nécessité de ne pas traiter les idées comme des objets désincarnés. Étrangement, ces développements n’ont eu, encore récemment, que peu de retentissement en France. C’est à cette situation que remédie cet ouvrage.

Disséquant les apports d’écoles consacrées (école de Cambridge, sémantique historique allemande, généalogie foucaldienne, histoire sociale des idées politiques bourdieusienne, etc.) et mettant en perspective des thématiques particulières (idées et milieux populaires, idées et décision publique, etc.), il offre des réponses à des questions essentielles : qu’est-ce qu’une idée politique ? Les idées politiques sont-elles le fruit du seul génie créateur de leurs auteurs ? Gouvernentelles le monde ?


La dérégulation culturelle – Essai d’histoire des cultures en Europe au XIXe siècle

Présentation de l’éditeur :

Contre les présentations habituelles qui envisagent le XIXe siècle surtout comme le siècle des nations, la dérégulation culturelle propose une lecture originale de l’histoire des cultures en Europe. Grâce à tous les progrès dans l’alphabétisation, la scolarisation, l’unification des langues, l’amélioration des transports et l’élévation du niveau de vie, des publics de plus en plus larges accèdent dans toute l’Europe aux innovations culturelles qui marquent la période 1815-1914.

Les frontières politiques et religieuses s’ouvrent, les censures s’atténuent, les héritages traditionnels laissent plus de place aux innovations et aux transgressions entre les genres, entre les arts, entre les pratiques. Des décalages subsistent bien entendu, des frontières mentales, linguistiques et religieuses freinent les échanges, des conditionnements sociaux ou économiques facilitent certaines productions au détriment d’autres, mais l’émulation entre les artistes et les écrivains, entre les entrepreneurs culturels et les pouvoirs qui veulent utiliser les pouvoirs symboliques des productions culturelles, fondent une dynamique dérégulatrice de plus en plus visible à mesure qu’on avance dans le XIXe siècle.

Fondé sur la synthèse de très nombreux travaux dans plusieur


La République, la musique et le citoyen (1871-1914)

Présentation de l’éditeur :

Cette étude, fruit d’une vie de travail dans les archives, s’attache à un sujet profondément original : la dimension musicale de l’identité française et républicaine. Jann Pasler fait remonter cette culture politique qui lie étroitement musique et utilité publique aux fêtes révolutionnaires, mais c’est sur le moment fort des débuts de la IIIe République qu’elle se concentre. Après la défaite de 1871 devant la Prusse, la France confie à la musique comme à l’histoire le soin d’inspirer la fierté nationale et de projeter un avenir partagé.

Dans les divertissements populaires (chorales, harmonies, orphéons, sociétés de musique) comme chez les élites (avec notamment l’essor du modernisme), les pratiques musicales sont censées exprimer les différences et aider à les surmonter. Pour les Français, la musique revêt une importance à la fois personnelle et sociale. Elle n’enregistre pas seulement souvenirs et traditions, elle contribue à l’être-ensemble.
En mettant l’accent sur les tensions fécondes qui se nouent entre esthétique et politique, Jann Pasler apporte une contribution aussi vivante que savante au rôle de la musique en démocratie et au sens qu’elle prend dans la vie de la nation.


Hitler face à Churchill – Le front de l’Ouest 1939-1945

Présentation de l’éditeur :

Une ville moyenne, Dantzig, telle est la cause sinon le prétexte de la Seconde Guerre mondiale. Hitler la revendique, le Royaume-Uni et la France s’opposent à lui. En 1940, la Wehrmacht semble un Goliath invincible. Dans une Grande-Bretagne provisoirement battue, émerge un chef qui refuse toute politique d’apaisement avec l’Allemagne nazie. Winston Churchill. Deux personnalités hors normes s’affrontent : Churchill, aristocrate conservateur et démocrate.

Hitler dictateur prolétarien engagé dans une dérive conquérante. Chefs de guerre, ils s’imposent ou s’opposent à leurs généraux. Des eaux glacées de l’Atlantique aux déserts d’Afrique, en passant par le ciel gris d’Angleterre, ils imaginent les stratégies les plus originales pour se vaincre. Hitler a-t-il réellement l’espoir de battre l’Empire britannique ? Les deux ennemis ont-ils une stratégie à long terme ? Pourquoi l’Allemagne perd-t-elle finalement la guerre ? En retraçant l’histoire de la guerre à l’Ouest, Philippe Richardot dresse le portrait renouvelé de deux hommes et nous plonge dans la vie tourmentée de leurs états-majors, de 1939 à la chute du IW Reich.


La main de l’auteur et l’esprit de l’imprimeur

Présentation de l’éditeur :

Tout comme l’histoire, la littérature est attachée à la résurrection des morts. Souffle inspiré de l’épopée, minutie narrative et descriptive du roman historique, ou bien réincarnation des acteurs de l’histoire sur la scène du théâtre – certaines oeuvres de fiction donnent au passé une présence souvent plus forte que celle proposée par les livres des historiens. Mais Roger Chartier nous met en garde : lorsqu’il les lit, l’historien ne doit jamais oublier l’historicité de ces oeuvres et leur mode de circulation.

Si le XVIIIe siècle fonde la littérature sur l’individualisation de l’écriture, l’originalité des oeuvres et le sacre de l’écrivain, il n’en allait pas du tout de même auparavant ; fréquence de l’écriture en collaboration, réemploi d’histoires déjà racontées, lieux communs partagés, formules répétées, ou encore, continuelles révisions et continuations de textes jamais clos. C’est dans ce paradigme de l’écriture de fiction que Shakespeare a composé ses pièces et que Cervantès a écrit Don Quichotte, à une époque de faible reconnaissance de l’écrivain comme tel : ses manuscrits ne méritaient pas conservation, ses oeuvres n’étaient pas sa propriété et ses livres, dans leur matérialité (ponctuation, divisions internes, paragraphes, etc.

qui en fixaient le sens), étaient d’abord l’oeuvre des correcteurs, des typographes et de l’imprimeur. Lecteur des textes littéraires, l’historien se doit plus que jamais de savoir faire la part entre la main de l’auteur et l’esprit de l’imprimeur.


Les Indes et l’Europe – Histoires connectées XVe-XXIe siècle

Présentation de l’éditeur :

Cet ouvrage inédit est un pari, unique : celui d’une approche globale d’histoires différentes et que les Découvertes, puis la colonisation ont connectées. Les Indes, ce sont, d’une part l’Asie du Sud (Inde, Pakistan, Bangladesh, Népal, Bhoutan, Ceylan et Maldives) et d’autre part, l’Asie du Sud-Est (péninsule dite « indochinoise », guirlande insulaire qui s’étire de Sumatra jusqu’à Luzon et aux Moluques, Indonésie, Philippines, Bruneï, Timor – Malaisie et Singapour constituant une zone de transition).

Pourquoi rassembler en une seule histoire ces deux sous-régions, par ailleurs si différentes, et l’Europe ? Les relations commerciales et culturelles entre les deux parties de l’Asie avaient été souvent intenses aux époques ancienne et médiévale. Le lien économique étroit qui les reliaient par le biais du commerce des tissus indiens, lesquels servaient de monnaie d’échange, renforce chez les Européens, qui y arrivent à partir de la fin du XVe siècle et y installent des comptoirs, la perception que l’Asie méridionale forme une seule région qu’ils appellent simplement les Indes.

Au milieu du XVIII e siècle, la présence européenne commence à prendre une autre dimension avec la colonisation anglaise de l’Inde, espagnole des Philippines, hollandaise de Java et de l’Insulinde, tandis que l’Asie du Sud-Est ne passe complètement sous l’imperium de l’Europe qu’au début du XXe siècle. Gardons-nous d’une erreur de perspective : rien ne conduisait alors à cette colonisation lorsque Vasco de Gama vint chercher « des chrétiens et des épices ».

Evénement devenu majeur au fil des siècles, cette colonisation, aux modalités nationales très diverses selon qu’elle était française, portugaise, espagnole, hollandaise ou britannique, et qui donna lieu aussi en Europe à une connaissance anthropologique des langues, grammaires, religions et civilisations asiatiques, n’a pendant longtemps pas été perçue comme si importante par les Asiatiques – sinon que les nouveaux arrivants étaient violents, sales et intolérants.

Les sociétés d’Asie méridionale se montrèrent dans l’ensemble assez peu curieuses de ces Européens. Aussi les historiens continuent-ils à en savoir plus sur la manière dont ceux-ci ont perçu la région que sur la façon dont ils ont été perçus par les habitants.


Pie XII après Pie XII – Histoire d’une controverse

Présentation de l’éditeur :

Pie XII reste aujourd’hui le pape le plus controversé du XXe siècle. Par son silence durant la Seconde Guerre mondiale, est-il en partie responsable du génocide du peuple juif ? Il ne s’agit pas d’un énième livre écrit sur un sujet rebattu depuis cinquante ans, mais du récit raisonné des polémiques qu’ont soulevé les non-dits du Vatican. Muriel Guittat-Naudin retrace ici l’histoire d’un retournement, celui de l’opinion publique envers Pie XII : de celle plutôt favorable au sortir de la guerre, en France, à celle du pape coupable de s’être tu.

Le scandale que provoque en 1963 la création de la pièce de Rolf Hochhuth, Le Vicaire, au théâtre de l’Athénée apparaît comme le déclencheur de ce basculement. Cette controverse devient l’observatoire d’une triple histoire : histoire de la mémoire de la Shoah, histoire de la stature morale de la papauté et histoire des rapports entre les juifs et les catholiques. Depuis un demi-siècle, les silences de Pie XII ne cessent de faire débat.

Ce livre en restitue la vivacité et les enjeux.