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Howard Zinn – Une vie à gauche

Présentation de l’éditeur :

La vie d’Howard Zinn (1922-2010) fut pleine de contrastes : après s’être engagé comme bombardier pour combattre le fascisme, il devint un pacifiste convaincu; né d’une famille pauvre, il obtint un doctorat en histoire à l’université Columbia; professeur blanc, il enseigna dans un collège pour jeunes filles noires à Atlanta; érudit, il restera dans les mémoires comme l’auteur d’Une histoire populaire des États-Unis de 1492 à nos jours.

Non seulement Howard Zinn a-t-il bouleversé notre façon d’aborder l’histoire, mais il en a été lui-même un acteur à part entière. S’étant trouvé au cœur des événements marquants de l’histoire contemporaine des États-Unis – de la Seconde Guerre mondiale aux invasions de l’Afghanistan et de l’Irak, en passant par le maccarthysme, les luttes pour les droits civiques et celles contre la guerre du Vietnam –, il pourrait être le héros d’un roman historique autant que le catalyseur d’une réflexion sur la tâche de l’historien.

Pour tous ceux qui ont été touchés ou inspirés par l’engagement politique d’Howard Zinn et par sa vision «populaire» de l’histoire, cette biographie, agrémentée de photos inédites de la collection familiale, constituera un ouvrage essentiel.


Histoire des intellectuels italiens au XXe siècle – Prophètes, philosophes et experts

Présentation de l’éditeur :

La figure de l’intellectuel naît, en Italie, avec le XXe siècle. Animés de l’ambition de forger la culture nationale et de former les élites – voire de s’y substituer –, ces hommes ont épousé toutes les passions politiques de leur temps : nationalisme, fascisme, communisme, libéralisme, catholicisme, socialisme.

Or, quel que fut leur engagement, différentes manières de le comprendre et de l’exercer se sont succédé en fonction du contexte historique.

Aux côtés des prophètes comme D’Annunzio, Moravia, et Pasolini, prédominants durant les périodes de crises (entrée dans la Grande Guerre en 1915, stratégie de la tension), coexistent, dans la première moitié du siècle, des philosophes comme Croce ou Gentile. Puis, dans une Italie en pleine mutation, c’est la figure du sociologue qui domine, l’intellectuel-expert, plus en prise avec l’actualité, chargé d’orienter les choix de la classe politique, d’accompagner les vicissitudes du réformisme en Italie.

Cette histoire intellectuelle d’une ampleur et d’une précision inédite (elle est suivie de plus de 500 notices biographiques) est bien plus qu’un outil indispensable pour comprendre l’Italie : elle constitue une typologie de l’engagement intellectuel d’une grande richesse, à même d’être adaptée à de nombreux contextes.


Louis XIV



Avec :
Lucien BELY, « la France du 17ème siècle : puissance de l’Etat contrôle de la société » – PUF
Olivier CHALINE, « le règne de Louis XIV » – Flammarion
Mathieu DA VINHA, « Les valets de chambre de Louis XIV » – Perrin
Pascale GORGUET-BALLESTEROS, Commissaire adjointe de l’exposition au château de Versailles
Roger-Gérard SCHWARTZENBERG, auteur de « l’état spectacle 2″


La fabrique du Paris révolutionnaire

Présentation de l’éditeur :

Comment Paris, ville cosmopolite, polie et prospère, centre européen des savoirs et de la tolérance, a-t-elle pu donner naissance, à la fin du XVIIIe siècle, à une révolution radicale ?

Certes, les inégalités y étaient très marquées, mais Paris n’avait rien d’une société perpétuellement au bord de la désintégration. Même si la vie était souvent précaire, la plupart des Parisiens étaient attachés à leur ville par des liens affectifs puissants, par des devoirs communautaires et d’obligation morale.

Ce livre essaie de comprendre la singularité de la Révolution française en analysant la transformation de la vie matérielle, l’apparition d’idées et de pratiques sociales nouvelles, les évolutions démographiques et les profonds changements en matière religieuse, politique et institutionnelle. Durant la première moitié du XVIIIe siècle, Paris est principalement restée une société coutumière et corporative, caractérisée par un sens profond de la hiérarchie.

Mais dès les années 1750, ces normes ont subi le choc d’énormes bouleversements. Très ouverte aux influences extérieures, Paris s’est sécularisée plus que d’autres villes européennes.

Paradoxalement, les efforts de la monarchie et d’administrateurs « éclairés » pour réformer la ville ont encouragé la politisation de la population et érodé les anciens codes de civilité et de déférence. De nouvelles formes de consommation et de sociabilité, un accroissement des déplacements à l’intérieur de la ville, et les progrès d’une intégration administrative, économique, et sociale ont facilité la « confusion de rangs », permettant aux Parisiens et aux Parisiennes une indépendance inconnue ailleurs en France.

Dans ce livre très remarqué, qui brosse avec une verve narrative exceptionnelle le portrait d’une ville en plein bouleversement, David Garrioch montre que les transformations sociales, économiques, et culturelles de la ville expliquent bien des aspects de la Révolution. Son caractère sécularisé et égalitaire, sa grande taille et son dynamisme commercial, son mélange étrange de sujétion et d’indépendance, ont donné naissance à un radicalisme politique inédit.

Mais à son tour, la Révolution a transformé la ville, non seulement ses structures politiques mais également ses hiérarchies internes, les idéologies sociales et de genre, ses pratiques culturelles.


Histoire et mémoires, conflits et alliances

Présentation de l’éditeur :

Ce livre, qui inaugure une nouvelle collection « Écritures de l’Histoire », s’interroge sur l’empire actuel de la mémoire – ses origines, ses précédents, sa place dans des sociétés plus anciennes.

Il la confronte à cet autre rapport au passé qu’est l’Histoire, fruit de la rationalité, prenant ses distances, à vocation universelle, cherchant modestement, mais obstinément, une parcelle de vérité. La mémoire oblige les historiens à s’interroger sur leur métier et leur fournit de nouveaux objets d’étude et la possibilité de saisir une réalité qui leur échappe.

En contrepartie, l’histoire est le seul moyen d’apaiser les mémoires blessées et la meilleure manière de vaincre l’oubli et de prémunir des excès mémoriels.


Atlas historique de Rome

Présentation de l’éditeur :

Rome est couramment désignée depuis le IVe siècle comme la « Ville éternelle ». Cet atlas géo-historique a précisément pour ambition de comprendre comment la ville a construit son « éternité » depuis 2700 ans, en surmontant les crises et les perturbations.

Privilégiant une approche chronologique, l’ouvrage accorde une place importante à la géographie historique (territoires, paysages) et à l’histoire urbaine (ruptures et continuités de l’urbanisation, modalité de production de l’espace urbain). Il s’agit de mettre au jour, sur le long terme, les permanences et les continuités : ville sédimentaire par excellence, palimpseste de civilisations urbaines, Rome est marquée non seulement par l’extraordinaire stratification de son tissu urbain et architectural, mais aussi par la persistance de configurations qui ont maintenu une centralité politique, religieuse et économique.

Cet atlas constitue donc une biographie cartographique de Rome, de sa fondation légendaire par Romulus au XXIe siècle, en passant par les grandes époques impériale et baroque et par la Rome fasciste de Mussolini.


Wenceslas de Bohême – Un prince au carrefour de l’Europe

Présentation de l’éditeur :

Wenceslas de Bohême (1337-1383), duc de Luxembourg et de Brabant, exerça son pouvoir sur des terres situées entre la France et le Saint-Empire romain. Étroitement apparenté aux familles régnantes de ces deux pays, il fut à tous égards un personnage d’exception. Ses qualités de demi-frère de l’empereur Charles IV, d’oncle du roi de France Charles V et d’époux de Jeanne de Brabant l’intégrèrent de fait aux plus grands projets politiques de son temps ; quant à sa cour, elle comptait parmi les plus brillantes de son siècle. C’est enfin son charme, sa bonté et son goût pour la poésie qui feront que l’un des plus grands écrivains du xive siècle, Jean Froissart, viendra le rejoindre à Bruxelles.

Cet ouvrage propose une première biographie du duc Wenceslas, avec une attention particulière portée à son rôle d’agent des relations entre la France et le Saint-Empire romain. Cette optique permet en effet de rendre justice à ce prince boudé par l’historiographie traditionnelle belge en raison de ses amères défaites de Scheut (1356) et de Baesweiler (1371), ainsi que de jeter une lumière nouvelle sur l’action politique des Luxembourg et des Valois, plus concertée et coordonnée qu’on ne l’a souvent pensé.

L’auteur du présent ouvrage s’efforce non seulement de retracer la destinée personnelle et le rôle politique de Wenceslas de Bohême, mais aussi de saisir la personnalité du souverain, de décrypter ses opinions et de mettre au jour sa vie intérieure par le biais d’œuvres d’un de ses intimes, le poète et chroniqueur Jean Froissart, œuvres auquel Wenceslas lui-même participa dans une certaine mesure.

Se livrant à une analyse historique du roman Méliador, dont Wenceslas fut le commanditaire, l’auteur propose une nouvelle interprétation de l’œuvre, et appréhende le sens politique du roman. Si les faits historiques aident à la compréhension du Méliador, c’est le roman lui-même qui révèle à quel point les idéaux de stabilité et de prospérité étaient liés à la politique dynastique du duc. Il témoigne aussi de la splendeur de la cour de Luxembourg-Brabant, dont les résidences, les tournois chevaleresques et les arts sont inséparablement liés au rôle européen joué par Wenceslas de Bohême.


Pour l’amour de Byzance – Hommage à Paolo Odorico

Présentation de l’éditeur :

Le volume contient des articles portant sur l’histoire de la littérature byzantine et l’histoire culturelle de Byzance. L’accent principal tombe sur les nouvelles interprétations des sources primaires, tant publiées qu’inédites, avec l’ambition d’approfondir la compréhension de la so­ciété byzantine. Le volume veut ainsi honorer l’un des plus importants spécialistes de la philologie et de l’histoire sociale byzantines : Paolo Odorico.

Son œuvre scientifique couvre un vaste champ d’étude al­lant du domaine grec classique au grec moderne. Pour l’analyse des sources, Paolo Odorico a proposé, dans une formulation théorique téméraire, de regarder toute œuvre littéraire comme le produit d’un contexte social donné spécifique. Il a affirmé que le but ultime de l’ana­lyse littéraire est en fait de toucher la réalité sociale révélée par les textes.

Selon son principal axiome, les études littéraires ne portent pas tant sur la question : « Quels faits sont mentionnés ? », que sur la triple problématique : « Qui écrit un fait, pour quelle audience et dans quel but ? ». Il a ainsi proposé d’étudier la littérature byzantine non pas comme un corpus documentaire sans vie, à disséquer par les lecteurs modernes (qui peuvent se leurrer), mais du point de vue de l’auteur lui-même et de son audience virtuelle. Pour l’honorer, des collègues et amis, également circonspects envers la recherche purement positiviste, ont été invités à mettre en œuvre cette approche dans le domaine de leur recherche particulière. Ce volume comprend des articles en français, anglais et allemand.


Von Manstein

Présentation de l’éditeur :

Avant son éviction par Hitler en 1944, le maréchal Erich von Manstein a été au coeur de la plupart des grandes opérations de la Seconde Guerre mondiale, apportant au IIIe Reich une combinaison rare de talents. Ce joueur d’échec impénitent, à la fois fin stratège et habile tacticien, est capable de se mettre dans la peau de ses adversaires et de percer leurs secrets, qu’ils soient Polonais, Français, Britanniques ou Russes.

Son génie militaire réside dans l’intégration parfaite de la vitesse, de l’effet de surprise et de la prise de risque. C’est ainsi qu’il fournit à Hitler le plan diabolique d’invasion de la France, qu’il reçoit son bâton de maréchal pour avoir conquis l’ »imprenable » forteresse de Sébastopol (Crimée), qu’il est sur le front russe l’infatigable pompier du Führer pour les situations désespérées. Mais, paradoxalement, Adolph Hitler s’en méfie et ne l’aime pas, car ce Prussien n’est pas d’un métal malléable.

Le Führer se garde bien de lui confier les rênes de l’Armée ou des forces qui opèrent sur le front russe, ce qui aurait pu changer la face de la guerre à l’Est. De son vrai nom  » von Lewinski von Manstein », la rumeur sur ses origines juives a sans doute renforcé la méfiance d’Hitler pour cet esprit fort et aristocratique qui, après-guerre, sera l’un des conseillers écoutés de la Bundeswehr.


La guerre d’Algérie des Harkis

Présentation de l’éditeur :

Toujours au centre d’une controverse politique et mémorielle entre l’Algérie et la France, l’histoire des « harkis » demeure singulièrement méconnue. Pourtant, plusieurs centaines de milliers d’hommes – Algériens, combattants auxiliaires de l’armée française. – portèrent les armes contre les maquis nationalistes du FLN pendant la guerre d’indépendance (1954-1962).

Dès les premières semaines du conflit, la France chercha à enrôler sous son drapeau des paysans algériens pour lutter contre les « rebelles » auxquels toute prétention nationaliste était déniée.
Nourries de l’expérience de la Seconde Guerre mondiale et de la guerre d’Indochine, de nouvelles doctrines militaires confièrent, à compter de 1956, un rôle inédit à ces unités, maillon essentiel dans la « pacification » des campagnes algériennes.

Ce livre très attendu étudie et raconte l’histoire tragique de ces hommes durant la guerre mais aussi, une fois l’indépendance acquise, la place que leur a accordée la jeune République algérienne.

Sur l’autre rive de la Méditerranée, comment la République française a-t-elle intégré les dizaines de milliers d’Algériens que le pouvoir issu de l’indépendance menaçait ? En revenant sur le parcours de ces individus, l’ouvrage évoque une page encore trouble de la guerre d’Algérie.

Au-delà, il permet également de mieux comprendre un sujet qui divise, autour d’enjeux brûlants constitués par les questions d’identités nationales, entre intégration et exclusion.