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Les chemins de la mobilité – Migrants de Tunisie et marché du travail parisien depuis 1956

Présentation de l’éditeur :

Le cas des migrants de la Tunisie post-coloniale, aux statuts divers – Tunisiens naturalisés ou non, Français de Tunisie, Italiens, etc. – en est révélateur. Les Tunisiens connaissent-ils une plus faible mobilité sociale que les Français de Tunisie ?

La figure emblématique de « l’immigré OS à vie », vaut-elle seulement pour les étrangers, pour tous les étrangers ? À l’aide des méthodes statistiques les plus récentes, Anne-Sophie Bruno propose une nouvelle manière d’appréhender le marché du travail et les trajectoires socioprofessionnelles.

Dans son étude quantitative tout en finesse s’entrecroisent les évolutions personnelles, les changements dans le fonctionnement du marché du travail, les mutations des secteurs et les ruptures de la législation sur l’immigration. À la croisée de l’histoire du travail et de l’histoire des migrations, elle éclaire un des grands enjeux de nos sociétés contemporaines : les phénomènes de mobilité professionnelle et d’inégalités socioéconomiques, fondées en particulier sur des critères de nationalité et de genre.

Sommaire :

Introduction
Prologue – U n marché du travail hétérogène

Chapitre 1 – Les travailleurs étrangers : un « salariat bridé » ?. Les effets prolongés de la décolonisation (1955-1963)
Les Tunisiens, des étrangers comme les autres (1963-1974)
Les trajectoires individuelles à l’épreuve des «identités de papier »

Chapitre 2 – Accès au marché du travail et position dans la société coloniale
Les Français de Tunisie : un reclassement systématique
Les Français par acquisition et les femmes : discontinuité professionnelle et recrutement spécifique des travailleurs tunisiens

Chapitre 3 – Les réseaux sociaux : une ressource ambivalente
Les obstacles méthodologiques à l’analyse de réseaux
Les réseaux relationnels sur le marché du travail : Une ressource inégalement mobilisée
Réseaux et dépendance

Chapitre 4 – Les gestions différenciées de la qualification et de la mobilité professionnelle
Les emplois ouvriers du secondaire : les paradoxes de la ségrégation
Les emplois primaires : le monde de la hiérarchie
Le segment intermédiaire : atouts et inconvénients de la petite taille
Les mêmes règles ne produisent pas toujours les mêmes effets

Chapitre 5 – Crise et recompositions du marché du travail
Le segment primaire : la crise des marchés internes
Le segment secondaire : mutation profonde ou fin d’un monde ?
Le segment intermédiaire : un segment à l’abri de la crise ?

Chapitre 6 – Le repli des Tunisiens sur le travail indépendant
Réseaux et installation à son compte
S’installer à son compte : une mobilité professionnelle sous contrainte

Épilogue – La retraite, miroir d’une vie au travail
Conclusion