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Remarques de l’APHG sur le projet de programme d’Histoire en classe de Seconde

« Bref rappel de principes

Un rappel : l’APHG n’a pas rédigé ces programmes. Elle est consultée. Il n’est pas contradictoire de se battre maintenant et demain pour que l’Histoire et la Géographie soient rétablies à titre obligatoire en Terminales scientifiques S et que l’Histoire Géographie soient enfin enseignées en Terminale STTI/STL. La politique de la chaise vide est très dangereuse. Quelques principes adoptés depuis longtemps doivent être rappelées. L’APHG est attachée à la parité entre l’Histoire et la Géographie en volume et heures d’enseignement. Le nouveau CAPES a entériné cette position.

Que les programmes aient des libellés simples et clairs, « neutres », qu’au Baccalauréat les sujets d’Histoire ne portent pas exclusivement sur les 10 dernières années, que les élèves aient à l’écrit un choix entre plusieurs types d’épreuve, que les épreuves soient nationales, écrites, anonymes. A l’oral, que les lycéens aient aussi un choix de questions. L’APHG est hostile au contrôle continu pour les épreuves du bac comme du brevet. Elle ne veut pas de QCM en Histoire-Géographie. Que l’apprentissage des outils et des méthodes ne soit pas séparé des contenus, que l’on n’oppose pas de manière irresponsable «compétences » et « savoirs » !

En Histoire

En classe de Seconde, l’APHG est attachée au maintien de grandes questions qui prennent des exemples dans l’Histoire ancienne, médiévale, moderne. Elle n’entend pas que le XIXe siècle soit sacrifié en classe de Première. Nous ne voulons pas d’un programme en Terminale « présentiste » portant uniquement sur les années de 1989 à 2010 mais que des questions transversales soient mises au programme comme « Colonisation /décolonisation », Moyen ou Proche-Orient du XIXe siècle à aujourd’hui, « Cultures, croyances », etc.

En géographie

L’APHG estime qu’il faut rappeler les fondamentaux de géographie physique qui font cruellement défaut aux étudiants de première année préparant le CAPES au cours des trois ans de lycée et étudier à différentes échelles notre planète. Que le programme de 1ère doit être repensé pour être plus attractif auprès des jeunes lycéens (Europe et France dans le cadre de la mondialisation), que le programme de Terminale ne soit plus fondé uniquement sur la notion d’hyper puissance ou de grande puissance mais que d’autres espaces en voie de développement puissent être étudiés, que la diversité et les inégalités soient montrées et expliquées.

Ici aussi la mode ne doit pas gagner les titres des parties ou des chapitres (comme développement durable, même si cet enseignement doit être revendiqué et fait de manière scientifique pour ne pas être laissé aux lobbies et aux charlatans qui voudraient enseigner à notre place).

Remarques des Régionales sur le premier projet de programme de Seconde

Ces remarques ont été faites sur le premier texte qui a été élaboré par le groupe de travail. Nous avions consulté alors les bureaux des Régionales de l’APHG. 21 d’entre-elles ont répondu à l’heure et nous avons adressé leurs réponses sous forme synthétique au groupe de travail. D’autres comme celle d’Ile-de-France sont parvenues après la date fixée. Nous les avons transmises aussi. A la suite de ces remarques, des modifications ont été apportées.

La nouvelle mouture a été mis en ligne sur EDUSCOL et soumise à l’examen des collègues avant le 15 mars 2010. La commission des lycées de l’APHG l’a étudiée le samedi 30 janvier et formulé des critiques et des propositions. Le Comité national de l’APHG réuni le 31 janvier a largement abordé et étudié les nouvelles propositions de sa commission et les a avalisées. Ces propositions seront communiquées au ministère dès que le rapport nous sera envoyé et ensuite mis en ligne sur notre site national.

Généralités

Plusieurs régionales nous ont fait part de leurs remarques sur le premier projet qui inquiète surtout en histoire par ses connaissances fragmentaires, ses incohérences, par son caractère peu adapté à des élèves de Seconde, critiquent « le zapping virevoltant » auquel seront soumis les élèves de Seconde. Des critiques s’élèvent contre le soi-disant « aggiornamento » de l’histoire qui consisterait à faire du « réflexif » à la place du « factuel », de sacrifier le factuel aux mirages du thématique.

Certes des questions demeurent qui ne soulèvent pas d’opposition comme « Invention de la citoyenneté dans l’Antiquité ». D’autres comme celle « Humanisme et Renaissance, nouveaux regards sur l’homme et le monde » soulèvent des critiques de contenu, sur « Révolutions, Libertés, Nations » le commentaire est à revoir et la trame chronologique à préciser. Mais ce sont les nouvelles questions proposées « Le peuplement de la terre » et « Traces de la civilisation rurale : l’Occident chrétien (9ème-13ème siècles) qui soulèvent les critiques les plus vives. Beaucoup de Régionales regrettent et déplorent la disparition des questions sur « La Méditerranée au XIIème siècle », d’autres sur la « Naissance du christianisme »..

« Les thèmes oui, mais assis sur la connaissance minimale des grands événements ». Des régionales critiquent le peu de cohérence du programme alors que l’ancien était cohérent par l’étude des « fondements de notre civilisation ». Le programme proposé par le groupe de travail en multipliant les études de cas et en couvrant des espaces géographiques très diversifiés (le Mexico des Aztèques, le Pékin des Mong « semble émietté et sans réel fil conducteur ».

Le programme de géographie est mieux accepté. Mais de nombreuses critiques sur le titre et le thème « rabaché » développement durable qu’il faudrait étoffer pour la réflexion, sur le libellé « penser la ville durable ».

Le Secrétariat Général de l’APHG

Février 2010