Lettre de Jean-Clément Martin adressée au Secrétariat général pour l’administration – Direction de la mémoire, du patrimoine et des archives :
« Je viens de prendre connaissance du livret consacré au Guide des lieux de mémoire des champs de bataille
édité par le Petit Futé sous votre responsabilité dans lequel le « génocide vendéen » est cité deux fois p. 40 et p. 198.L’emploi de cette formule dans un tel guide, sous votre patronage, dans ce moment précis, pose problème, entérinant une proposition partisane que l’examen historique dément de façon catégorique. La réalité des massacres, tueries et exécutions commis pendant la période révolutionnaire en Bretagne et dans le territoire lié à la guerre de Vendée, est incontestable. Elle ne peut s’apparenter à un génocide perpétré par un Etat ou un gouvernement.
Il serait hautement souhaitable que le Ministère de la Défense, et notamment la Direction de la Mémoire, du Patrimoine et des Archives, prennent position clairement sur ce sujet pour lever toute ambiguïté et simplement respecter les conclusions des recherches historiques menées sans parti pris.
Sentiments distingués
Jean-Clément Martin »





Le « génocide vendéen » de la part du pouvoir public, je ne sais même pas si je dois être étonné, scandalisé… la lassitude la bêtise humaine je crois.
En tout cas merci à Jean-Clément Martin.
Parti comme ça, des génocides il y en a beaucoup d’autres.
Et en restant lié à l’actualité, on peut relever le « génocide » du peuple azéri au Haut-Karabagh, commis par…l’Arménie. On n’en entend pas beaucoup parler de celui-ci.
Enfin..merci les activistes arméniens de France qui ont banalisé le terme « génocide » avec la complicité de nos élus. Si on continue comme ça, bientôt, même la Shoah ne sera plus qu’un génocide parmi des centaines d’autres. Un « détail de l’histoire » (sic).
Génocide signifie projet d’extermination d’une ethnie, donc il ne doit pas en principe y avoir d’exception géographique voulue. Pour la Shoah, génocide de référence, on n’a fait d’exceptions que par manque de moyens, donc pas de contestation possible. Je n’ai lu nulle part qu’on ait inquiété les Vendéens résidant ailleurs qu’en Vendée. Pour l’Arménie en 1915, à voir (mais peut-on ?).
C’est quand même dingue de voir ces historiens ignorer à ce point le travail de Sécher. Laissons de côté les passions (révolutionnaires ou contre-révolutionnaires) pour s’attacher aux faits : comme le montre Sécher (et que feint d’ignorer Martin), la Convention a donné des ordres, nombreux, écrits, répétés, en vue de supprimer la Vendée, d’exterminer tous ses habitants (fussent-ils bleus…), de brûler ses champs et ses villages, d’en détruire jusqu’au nom. Ces faits sont démontrés depuis longtemps, et le récent ouvrage de Sécher apporte des preuves d’archives supplémentaires. Alors de grâce, cessons de nous voiler la face : oui, la République a ordonné un massacre de masse, pour des raisons idéologiques, étendu à tout un département. Cela ressemble fort à un « génocide » tant, dans les discours des conventionnels, les « vendéens » sont assimilés à une peuplade obscurantiste ne méritant que la mort (là dessus, voir les récentes analyses de Xavier Martin).
Jusqu’à preuve du contraire les Vendéens ne sont pas une ethnie, d’autant plus que la Vendée en guerre est la Vendée militaire et ne correspond en rien aux traits du département vendéen.N’utilisons pas le mot de « génocide » à tort et à travers. En outre, personne ne remet en cause la violence de masse ayant eu lieu durant les guerres de Vendée.
Mais je crois qu’hélàs, ce sujet ne pourra jamais se départir de son caractère sentimentalo-politique.
Avant de contester à priori qu’il y eut bien génocide, allez consulter la synthèse historique des événements ayant eu lieu :
http://french-revolution-2.blog.fr/2012/03/02/1793-le-genocide-vendeen-12771369/
Un lien d’une rare objectivité… Il me semble que Jean-Clément MARTIN a une parfaite connaissance des faits historiques.