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Jeanne d’Arc – Histoire et dictionnaire

Présentation de l’éditeur :

Diverses manifestations, en France et hors de France, célébreront en 2012 le six-centième anniversaire de la naissance de Jeanne d’Arc.

Après tant d’écrits historiques et littéraires sur Jeanne d’Arc, dans toutes les langues (car sa célébrité est internationale), l’état des sources, riches et complexes, et la curiosité des lecteurs appelaient une mise au point documentée et argumentée. Le « cas Jeanne d’Arc » exige en effet une approche multiple : impossible à son sujet de se contenter de réponses toutes faites ou réductrices. Pour nous permettre de mieux appréhender cette figure si singulière, cet ouvrage restitue l’environnement matériel et mental d’ou elle a surgi ? un tissu serré dont la trame est faite de malheurs et d’espérance.

Ce livre s’attache de la même façon à examiner le « mystère de la vocation » et à relater le bref temps de la gloire, d’Orléans à Reims, suivi par les échecs, l’incompréhension, la prison, le procès et la mort par le feu. À l’évidence l’intervention, décisive, de Jeanne d’Arc bouleversa les calculs et les projets politiques de ses contemporains : il était logique qu’en un siècle ou l’on croyait universellement à l’intervention de Dieu dans l’histoire des royaumes et des peuples, le débat politique s’appuie ou débouche sur un débat théologique.

Tel est le fondement des procès de Jeanne d’Arc, illustrés par deux documents majeurs qui ont été conservés : celui relatif à la condamnation (1431), le plus émouvant, et celui concernant l’annulation de cette condamnation (1455-1456), le plus surprenant.

Extraordinairement contrasté, le destin de Jeanne d’Arc fut aussitôt compris comme étant liéà l’histoire « providentielle » du royaume de France et de ses « Rois Très Chrétiens ». D’ou l’attention que « la Pucelle » ne cessa de susciter ?, une attention faite d’admiration mais aussi, de façon minoritaire, de scepticisme et de raillerie.





3 Comments to Jeanne d’Arc – Histoire et dictionnaire

  1. Alain VAUGE's Gravatar Alain VAUGE
    13 mars 2012 at 14 h 02 min | Permalink

    Max Gallo souligne un vrai problème pour l’historien ou le biographe: créer une distanciation triple, entre lui-même (et son opinion), le personnage, et les connotations partisanes ambiantes ou passées. Dans le cas Jeanne d’Arc, la dimension religieuse vient s’ajouter. Son pari de créer un personnage à la limite de la fiction et de la réalité est audacieux, singulier et réussi.
    A chacun son éclairage et à chaque lecteur « sa » Jeanne.
    Alain Vauge
    (auteur de « J’ai nom Jeanne la Pucelle, Journal d’une courte vie », suivi d’un chapitre « pour un profil apuré et incarné » / Editions Bénévent, qui vient de paraître)

  2. Anthony Guyon's Gravatar Anthony Guyon
    14 mars 2012 at 11 h 04 min | Permalink

    Sur cet ouvrage, on peut lire l’excellente critique de Julien Théry:
    http://www.histoire.presse.fr/lhistoire/373/jeanne-dans-tous-ses-etats-23-02-2012-43595

  3. Alain VAUGE's Gravatar Alain VAUGE
    17 mars 2012 at 13 h 27 min | Permalink

    On se méprend généralement sur l’intention première de Jeanne « dite d’Arc ». Tant qu’elle fut à Domrémy puis à Vaucouleurs, tous les témoignages montrent qu’il n’était question QUE de faire sacrer le dauphin. Probablement dans l’esprit de Jeanne, l’onction et le couronnement devaient suffire à faire taire tous les opposants, ramener la paix et établir l’autorité du nouveau roi sur l’ensemble du royaume. Conception naïve, certes, mais logique pour Jeanne. Sa conception du royaume était que la France était le royaume de Dieu qui « accréditait » un régent du royaume en la personne d’un roi. La démarche de Jeanne, à ce stade, était une tentative de restauration monarchique, légitimiste. Officiellement, par le traité de Troyes de 1420, très récent donc, c’est Edouard III qui régnait à la fois sur l’Angleterre et la France.
    Puis, Jeanne « apprit en marchant ». A peine arrivée à Chinon, elle prit en compte le siège d’Orléans qui ne datait que d’une poignée de semaines, très vite, elle parla de libérer Paris et même de délivrer le duc d’Orléans prisonnier à Londres. Il est plus que probable qu’elle ignorait l’existence et le sort du duc en quittant Vaucouleurs. Parmi les qualités de Jeanne : une remarquable capacité d’adaptation aux situations qu’elle découvrait jour après jour.
    Elle quitta Domrémy pour faire sacrer le dauphin : point. Dans un monde « rêvé ».
    L’appétit lui vint en découvrant jour après jour à la cour, la réalité de la situation dans le « vrai monde », infiniment moins idyllique.

    Alain Vauge
    auteur de « J’ai nom Jeanne la Pucelle, Journal d’une courte vie », Editions Bénévent (vient de paraître)

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