Présentation de l’éditeur :
Cet ouvrage, qui retrace la carrière de Margaret Thatcher, évalue ce qu’a été la portée du thatchérisme, tant en Grande-Bretagne qu’à l’échelle de l’Europe.
La première partie retrace à grands traits la fulgurante carrière de « la Dame de Fer » replacée dans le contexte de l’histoire politique britannique des années 1960 et 1970. L’ouvrage fait ensuite le bilan d’une expérience gouvernementale qui a duré près de 12 ans, en mettant l’accent sur les changements politiques, économiques et sociaux qu’elle a fait subir à la société britannique ; c’est l’objet de la seconde partie.
La troisième partie, enfin, retrace les grandes étapes d’une politique étrangère – et notamment de la politique européenne – écartelée entre la tradition d’une diplomatie pragmatique et les contraintes de la « conviction » du Premier ministre. Margaret Thatcher a été plutôt respectée, souvent admirée, plus rarement aimée. Mais, qu’on l’aime ou qu’on la déteste, elle n’en reste pas moins une des personnalités politiques mondiales les plus fascinantes de la fin du XXe siècle.
Présentation de l’éditeur :
Soixante-dix ans après l’événement fondateur du 18 juin 1940 et malgré plusieurs ouvrages marquants qui font suite à un cortège de mémoires d’acteurs de premier plan, la France Libre reste mal connue.
Problèmes de définition, de chronologies, de méthodes, de sources ; concurrences entre les résistances, qu’il s’agisse des réseaux, des hommes, des mémoires ; multiplicités des trajectoires, des engagements mais aussi des ruptures et des désengagements sont des évidences trop longtemps passées sous silence. Tout ceci crée un écheveau complexe et souvent difficile à démêler. L’ambition de ce livre n’est donc pas de proposer un prêt à penser de la France Libre et encore moins une analyse définitive.
Mais à partir de dossiers très neufs ou d’archives aussi inédites qu’exceptionnelles parfois, les auteurs rassemblés ici dessinent une histoire très renouvelée, toute en nuances et volontairement provisoire. Une attention toute particulière est cependant donnée aux entrées en résistance notamment sur le plan individuel ou administratif, mais aussi à certaines opérations ou certains milieux sans oublier les mécanismes mis en oeuvre par l’occupant pour lutter contre ces combattants d’un nouveau genre.
Présentation de l’éditeur :
De Gaulle à Matignon, ce titre intrigue, combien de Français savent en effet que le président de la Ve République fut aussi le dernier chef du gouvernement de la IVe, alors sous la présidence de René Coty ? Ce sixième et dernier volume de L’Histoire de la IVe République est consacré à cette dernière période, très courte : sept mois, pendant lesquels de Gaulle est président du Conseil.
Mois essentiels, tous les fondements de la Ve République ayant alors été mis en place. Mais il est surtout centré sur ce personnage fascinant qu’est le général de Gaulle. À chacune des 350 pages de ce De Gaulle à Matignon se dégage en effet un nouveau visage du Général, où il apparaît souvent sous un jour comique. Ainsi, lors d’un de ses séjours en Algérie des sifflements se font entendre, il se tourne aussitôt vers le général Salan et lui murmure : « Je ne savais pas que vous étiez si impopulaire ! » On découvre, grâce à sa correspondance inédite avec ce dernier, l’incroyable concours d’hypocrisie à laquelle se livrent les deux généraux… qui se haïssent, mais aussi que de Gaulle est dans l’impossibilité de faire quoi que ce soit en Algérie lorsqu’il arrive à la présidence du Conseil.
Le général Salan, qui a les pleins pouvoirs sur place, refusant son autorité et le FLN rejetant catégoriquement, dès le mois d’août, toute discussion avec la France…On apprend que, dès les premiers jours de son gouvernement, de Gaulle avait déjà décidé de reconnaître le droit de l’Algérie à l’autodétermination…Mais également , entre autres, que l’élaboration de la Constitution doit beaucoup aux anciens présidents du Conseil, Guy Mollet et Pierre Pflimlin …
Présentation de l’éditeur :
On croit avoir tout dit des acteurs de la Grande Guerre, son cortège de poilus, de femmes à l’arrière,de gueules cassées… Et pourtant il est un autre groupe, souvent négligé, qui fut durablement marqué par le conflit : les enfants.
Qu’ils en aient été victimes, orphelins, occupés, blessés parfois, traumatisés ou même épargnés, ils portent sur cette période un regard singulier et méconnu. A l’appui de journaux intimes, de dessins, de correspondances et d’enquêtes orales, Manon Pignot part à la recherche de cette voix de l’enfance, jusque-là inouïe. Dans la lignée de la micro-histoire, elle tente une exploration de l’intime, qui se révèle riche d’enseignements sur le monde de l’enfance, bien sûr, mais aussi sur les adultes qui l’entourent : des éducateurs, des parents – et surtout des pères.
Car avec l’éloignement et le danger, un sentiment paternel jusque-là plutôt sous-jacent éclate au grand jour – et ouvre un nouvel éventail de relations parentales qui gagneront en proximité et tendresse tout au long du XXe siècle. Avec finesse, Manon Pignot montre que la Grande Guerre contribua à faire émerger une véritable voix enfantine. Sans être uniforme, elle possède néanmoins une singularité qui permet de parler à son propos de la naissance d’une nouvelle « génération » – la première du XXe siècle.
En repartant aux sources de l’enfance, c’est à une histoire inédite du siècle que s’essaie Manon Pignot.
Présentation de l’éditeur :
Cet ouvrage articule la présentation de la recherche des trente dernières années autour de l’interrogation actuelle sur les origines de la nouvelle religion et sur les rapports qu’entretient le monde musulman avec les mondes non musulmans.
L’effervescence de l’Arabie, le dur conflit perso-byzantin et les multiples remises en cause des doctrines religieuses témoignent de l’éclatement du Moyen-Orient au VIIe siècle. Le succès de l’Islam, unifiant en un siècle un espace immense de l’Atlantique au centre de l’Asie, noyant la variété des cultures et des ethnies sous un projet musulman, n’en fut que plus étonnant. La culture matérielle s’enrichit de nouvelles techniques agraires, d’un artisanat varié au goût sûr, de villes nombreuses au service de marchands voyageurs, également hommes de lettres, juristes et théologiens.
Dans un second temps, et alors que la domination islamique était généralement acceptée, la diversité provinciale réapparut ; les héritages anciens et les contacts lointains, assimilés dans un esprit nouveau, donnèrent naissance à une culture intellectuelle riche et diverse. Au-delà de cette réussite, dès le IVe-Xe siècle, des fragilités et des dangers de faille se profilaient. L’ouvrage met donc également en relief les contradictions et les limites de cette civilisation.

L’historien Pierre Goubert, spécialiste du XVIIe siècle, est mort le 16 janvier à l’âge de 96 ans, a annoncé samedi sa famille à l’AFP.
Son ouvrage le plus célèbre est « Louis XIV et vingt millions de Français », publié en 1966 chez Fayard et réédité en poche en 1979. Dans ce livre, l’historien spécialiste de l’Ancien Régime avait choisi de se détacher des grandes figures politiques et culturelles de l’époque pour rappeler que Versailles ne résumait pas la France du Roi Soleil.
Pierre Goubert est également l’auteur de « L’Ancien Régime » (qui a par la suite été augmenté et réédité sous le titre « Les Français et l’Ancien Régime », Armand Colin) et d’une biographie de Mazarin (Fayard).
Présentation de l’éditeur :
Nous n’avons pas fini de nous interroger pour tenter de comprendre comment le nazisme, cette idéologie fondée principalement sur les concepts de racisme et de guerre (vous les retrouverez partout dans ce dossier), a pu, au XXe siècle, s’installer au coeur de l’Europe avant d’affecter tout le continent.
Résultant de l’ouverture d’archives dans l’ex-URSS et l’ex-Allemagne de l’Est, l’important renouvellement historiographique de ces dernières années permet d’apporter des réponses neuves à ces questionnements. Johann Chapoutot nous en livre ici une brillante synthèse à travers des images connues ou moins connues, des textes pour beaucoup inédits (et traduits par l’auteur lui-même). L’idée ici est bien d’expliquer les fondements idéologiques d’un régime meurtrier et de comprendre par quels mécanismes ils se sont mués en actes.
Présentation de l’éditeur :
La Religion grecque de Walter Burkert est à ce jour l’ouvrage plus exhaustif sur le sujet.
Après une mise en perspective de la religion des époques minoenne et mycénienne (3000-1200 avant J-C), d’où le monde grec proprement dit est issu à travers continuités et ruptures, le livre explore de façon systématique les actes et lieux de culte, les dieux, les héros et les morts, le polythéisme dans le contexte de la cité grecque, les cultes à mystères et enfin l’épineux problème des rapports entre philosophie et religion.
Basé sur les sources anciennes, l’ouvrage fourmille d’analyses détaillées et renvoie aux principales contributions actuelles. C’est à la fois une somme et un brillant essai, volontiers provocateur, où l’auteur, d’une culture exceptionnelle, reformule les diverses approches de la religion grecque au XXe siècle. Walter Burkert s’intéresse aux textes et au vocabulaire mais aussi au folklore et aux mentalités, à l’iconographie et aux traces archéologiques.
Il analyse les sociétés tant selon leur propre mode de pensée que selon une optique évolutionniste, des aspects les moins nobles aux questions spirituelles. Il en ressort, sur chaque thème, une présentation claire qui est tout à la fois une introduction pour les débutants, un faisceau de pistes pour les professionnels, et un remarquable résumé pour les enseignants. Si le nom même de Walter Burkert est demeuré inconnu dans l’Hexagone, alors que partout ailleurs la communauté scientifique le tient pour un des plus grands, la lecture de la Religion grecque devrait être aussi féconde en France qu’elle l’a été ailleurs.
La présente traduction, basée sur la seconde édition allemande revue et augmentée, comprend en outre une mise à jour aussi complète que possible de la bibliographie et des notes.
Présentation de l’éditeur :
Le service des éléphants est le seul point de l’ancienne tactique qui n’ait pas encore été examiné d’une manière spéciale et méthodique; et l’on a lieu de s’étonner de cette omission lorsqu’on pense aux imposants souvenirs que ces redoutables animaux ont laissés dans l’histoire.
En effet, depuis l’époque d’Alexandre jusqu’à celle de César, c’est-à-dire pendant les trois siècles de l’Antiquité les plus féconds en grands événements, il n’y a presque pas eu de guerre, dans les contrées qui entourent le bassin de la Méditerranée, où les éléphants n’aient exercé une grande influence, soit comme moyen de victoire, soit comme cause de revers. C’est l’expédition du conquérant macédonien qui forme le véritable point de départ de l’histoire militaire des éléphants : c’est, en effet, le premier événement bien constaté où ces animaux aient joué un rôle sur le champ de bataille, et c’est la première occasion qu’aient eue les Grecs de les connaître et de les combattre.
Les successeurs d’Alexandre introduisirent les éléphants dans le monde occidental. Les Lagides, et surtout les Séleucides, en eurent beaucoup dans leurs armées ; Antipater amena en Grèce les premiers qu’on y vit; Pyrrhus en transporta un certain nombre en Italie, et fournit ainsi aux Romains l’occasion de s’habituer à triompher de ce nouveau moyen de guerre, que, dans la lutte à mort qui était sur le point de s’engager entre eux et Carthage, ils allaient avoir si souvent à repousser.
Les rois de Numidie adoptèrent ce service à l’imitation des Carthaginois. Jugurtha opposa vainement ses éléphants aux légions de Métellus; Juba ne fut pas plus heureux dans l’essai qu’il fit des siens contre César; enfin, les Romains voulurent, à leur tour, suivre l’exemple des nations que nous venons d’indiquer; mais ils n’attachèrent jamais qu’une faible importance à leurs éléphants, et ils ne tardèrent pas à y renoncer.
Présentation de l’éditeur :
L’article 1 de la célèbre loi Le Chapelier du 17 juin 1791 disposait que l’anéantissement de toutes espèces de corporations des citoyens du même état ou profession étant une des bases fondamentales de la Constitution française, il est défendu de les rétablir de fait, sous quelque prétexte et quelque forme que ce soit.
Cependant, tout en critiquant officiellement et vivement les associations engagées dans l’administration et le gouvernement économique, la République n’a pas pu davantage que les régimes politiques précédents, être en mesure de fonctionner sans recourir à ce qu’il convient d’appeler des corps intermédiaires économiques. Le colloque organisé à l’occasion du 150e anniversaire de la Chambre de Commerce et d’Industrie de Limoges et de la Haute-Vienne a été l’occasion de reprendre l’examen de ces institutions peu ou mal connues du grand public.
Les treize contributions rassemblées dans cet ouvrage ont pour ambition de contribuer à la mise en perspective historique d’une actualité, celle de ces corps intermédiaires économiques. Du XVIe siècle à nos jours, le lecteur est invité à observer le lent processus de démocratisation menant des corporations aux associations professionnelles, à suivre l’organisation des chambres consulaires et la constitution d’ordres professionnels, à interroger la signification de l’intermédiarité entre l’État et les citoyens dans le domaine économique.
Dans le temps long les corps intermédiaires économiques s’établissent comme de véritables institutions, pourvues à la fois de stabilité et de la capacité de se transformer pour continuer à assurer des missions qui s’articulent autour de quatre verbes d’action : protéger, encourager, développer et former.
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