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Un concours commun pour les littéraires



Un « concours unique » va être créé entre Normale Sup, des écoles de commerce et les IEP de province, afin d’élargir les débouchés de la filière littéraire, a annoncé aujourd’hui à Enghien, dans le Val-d’Oise, la ministre de l’Enseignement supérieur Valérie Pécresse.

Il s’agit d’ »offrir des débouchés à la hauteur des formations littéraires de grande qualité » que sont les classes préparatoires littéraires d’hypokhâgne (première année) et de khâgne (deuxième année), a-t-elle expliqué. Les Ecoles normales supérieures (ENS) d’Ulm (Paris) et de Lyon, débouchés traditionnels pour les « khâgneux », n’en recrutent en effet que 200 chaque année à l’issue d’un concours très sélectif passé par quelque 4.500 élèves.

L’idée du « concours unique » est que de bons élèves ayant raté les ENS puissent quand même intégrer des écoles de commerce ou des instituts d’études politiques (IEP). Pour cela, la « banque d’épreuves littéraires » (BEL) commune aux deux ENS depuis 2007 va être élargie en 2011 aux six écoles de management qui recrutaient via le concours Ecricome, aux IEP de province (Aix, Bordeaux, Grenoble, Lille, Lyon, Rennes, Strasbourg, Toulouse) et à d’autres écoles comme l’Ecole des Chartes.

Un partenariat en ce sens va être signé le 17 septembre, selon Valérie Pécresse. Les 31 écoles de commerce et management qui recrutaient via le concours BCE, dont les plus prestigieuses comme HEC, l’Essec ou l’ESCP Europe, « doivent encore se déterminer sur le rythme d’entrée dans le dispositif, soit 2011, soit 2012″, a précisé la ministre. « Je trouve dommage que Sciences Po Paris ne participe pas », a-t-elle commenté, expliquant que c’était parce que l’IEP parisien avait récemment supprimé son recrutement à bac + 1, ce qui n’est pas le cas de ceux de province.

En visite au lycée Gustave-Monod d’Enghien, Valérie Pécresse a par ailleurs salué l’ouverture d’une classe préparatoire en partenariat avec l’université Paris 13-Villetaneuse, en Seine-Saint-Denis. Désormais et à titre expérimental, l’académie de Versailles ouvrira chaque nouvelle classe prépa en lien avec une université, l’idée étant de « décloisonner » les formations et de plus faire travailler ensemble les classes préparatoires aux grandes écoles et le monde universitaire.


Nos ancêtres les Gaulois…

Jean-Louis Brunaux, sans doute le meilleur spécialiste actuel de la Gaule ancienne, était l’invité des Matins de France Culture aujourd’hui.


La boîte à Perrette – Le jansénisme parisien au XVIIIe siècle

Présentation de l’éditeur :

Au début du XVIIIe siècle, le jansénisme a pris l’aspect d’une opposition religieuse et politique, et est suffisamment répandu pour inquiéter aussi bien Louis XIV que le pape. La bulle Unigenitus, édictée en 1713 par Clément XI, quatre années seulement après la destruction du monastère de Port-Royal, est destinée à éradiquer le mouvement. Pourtant, tout au long du siècle des Lumières, les résistances se font ardentes.

La doctrine gagne une bonne partie des élites marchandes et des notables, rassemblant les fidèles autour des miracles du diacre Paris, créant de multiples réseaux, sur des bases qui ne suivent pas tout à fait la hiérarchie sociale. Son originalité est de fournir aux aspirations d’une bourgeoisie montante un terrain d’opposition qui l’aide à trouver cohérence et identité. Revenant sur cet aspect trop longtemps négligé du dossier janséniste, Nicolas Lyon-Caen s’interroge sur le lien entre la fidélité aux thèses jansénistes et l’appartenance à la bourgeoisie parisienne.

À partir entre autres du fonctionnement de la « boîte à Perrette », sorte de caisse de secours clandestine au service des militants, cette enquête, fondée sur une documentation immense, met en lumière les pratiques sociales, économiques, politiques qui donnèrent sa cohérence au groupe. Renouvelant radicalement un sujet que l’on croyait bien connu, ce livre marque une étape dans l’exploration d’une question historiographique majeure et dans la défense d’une sociologie historique du fait religieux.


Egypte – Histoire, société, culture

Présentation de l’éditeur :

De l’héritage pharaonique à la mythique bibliothèque d’Alexandrie, du Nil aux monastères du Sinaï, l’Égypte a de quoi faire rêver : un musée à ciel ouvert dans un paysage spectaculaire. Il serait toutefois dommage que ce patrimoine exceptionnel fasse oublier les richesses d’une société bien vivante. Méconnue hors du monde arabe, dont elle représente un quart de la population, l’Égypte cultive son influence à l’intérieur de cette sphère. Entre renouveau culturel et paralysie politique, dynamisme économique et pauvreté, fierté nationale et fatalisme ironique de ses habitants, où va ce pays qui rajeunit au rythme où le pouvoir qui le dirige vieillit ?

Dense en informations et riche en découvertes, cet ouvrage donne au lecteur les clés pour comprendre les tiraillements, les mutations et les espoirs d’un pays aussi passionnant qu’attachant.

Sommaire :

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Maroc – Histoire, société, culture

Présentation de l’éditeur :

Ce qui frappe d’emblée le visiteur au Maroc, c’est la beauté du pays. Devant les paysages grandioses de l’Atlas ou des vallées présahariennes, face aux villages berbères fortifiés ou dans les villes impériales, on n’en finit pas d’admirer le patrimoine naturel et culturel du royaume. Mais le Maroc, c’est aussi une mosaïque de populations d’origines diverses qui forment aujourd’hui une société en pleine transition. Après avoir tourné certaines pages sombres de son histoire, il doit désormais résoudre des problèmes économiques, politiques et écologiques d’une grande complexité.

Un ouvrage pour partir à la rencontre d’un pays encore profondément rural, mais qu’on aurait tort de croire immuable, où la religion est omniprésente, mais infiniment plus diverse qu’on ne l’imagine souvent, où le jeune monarque Mohammed VI peine à rompre avec le système verrouillé par Hassan II, mais où la démocratie s’apprend pas à pas.

Sommaire :
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Les Voyages en URSS de Jacques Dupâquier

Ancien résistant, membre du Parti communiste français depuis 1943 ayant pris ses distances suite au XXe Congrès, le démographe Jacques Dupâquier eut l’occasion de voyager en Union Soviétique précisément en 1956, alors qu’il travaillait à l’élaboration d’une encyclopédie sur l’URSS et les démocraties populaires. Il y retourna en 1964 puis en 1975, rapportant à chaque fois des centaines de photographies couleur.

D’une qualité Leica remarquable, numérisées en haute définition, documentées par leur auteur, ces photographies offrent un des rares panoramas en couleur de l’URSS des années 1950 à 1970. Pour son premier voyage en 1956, Jacques Dupâquier nous mène de Moscou à Tachkent, en Ouzbékistan, avant que la ville ne soit détruite par le tremblement de terre de 1966, prenant en vol des clichés exceptionnels de la mer d’Aral avant les travaux d’irrigation qui ont généré un processus d’assèchement. Huit ans plus tard, en 1964, c’est d’une expédition en voiture de Paris à Moscou, puis de Moscou en Géorgie, que Jacques Dupâquier nous offre un récit photographique unique, avant de traverser l’URSS une troisième fois en 1975 d’est en ouest à bord du Transsibérien, rapportant une série de clichés des plaines de Sibérie.

Véritable reportage pris sur le vif, cet ensemble propose une vaste collection d’images de la vie quotidienne dans les villes et les campagnes : kolkhozes, marchés, travaux des champs avec les moissonneuses-batteuses de l’époque khrouchtchévienne, portraits de paysannes en fichus qui battent le grain sur les routes, ou encore photographies des plages bondées de Sotchi sur la mer Noire ou des allées animées du GOUM à Moscou.

Avec son appareil et non sa plume, Jacques Dupâquier perpétue les voyages dans l’Empire russe, puis soviétique, des grands voyageurs français et étrangers, et nous offre ainsi un témoignage visuel de la vie quotidienne au milieu du XXe siècle.

Exposition organisée par l’Iconothèque russe et soviétique de l’École des hautes études en sciences sociales (EHESS, CERCEC/CNRS) et l’association Aye Aye V.O, avec la collaboration technique du Centre régional de l’image (CRI, Nancy).

Galerie Lillebonne
MJC Lillebonne, 14 rue du Cheval Blanc à Nancy
Renseignements auprès du bureau de l’association Aye Aye V.O
Tel : 03 83 30 50 61
Site : www.ayeaye-vo.com http://iconotheque-russe.ehess.fr/


René Rémond, l’Histoire à coeur battant

Jeudi 2 septembre à 18h, le documentaire René Rémond, l’Histoire à coeur battant… sera projeté amphithéâtre Caquot, 28 rue des Saints-Pères, en avant-première : l’occasion de découvrir l’historien et le chercheur en science politique qui fut l’une des figures historiques majeures de Sciences Po.

Ce documentaire sera par ailleurs diffusé sur Public Sénat le samedi 18 septembre à 22 h 00 (plusieurs rediffusions prévues)


Irak, retour sur une guerre

L’historien Pierre-Jean Luizard revient ses la situation de l’Irak à l’heure du retrait étasunien, ainsi que sur l’histoire contemporaine du pays, dont il est le meilleur spécialiste francophone.




Retour sur événements 2000-2010

Parution du deuxième volume hors-série à l’occasion des 10 ans de la revue Cités.

Sommaire :

Éditorial : Yves Charles Zarka, L’accélération du temps

2010 – L’effondrement ?
Yves Charles Zarka, La ruine des États
Raphaël Draï, Le catastrophisme entre déni et délire

2009 – L’investiture de Barack Obama
Vincent Michelot, Obama : un nouveau paradigme politique américain ?
Philippe Roger, Miracle sur Pennsylvania Avenue ?

2009 – Les élections iraniennes sous le contrôle des mollahs
Sahand Saber, Les élections présidentielles iraniennes du 12 juin 2009
Setâre Enayatzadeh, Les élections iraniennes critiquées pas les mollahs

2008 – La crise financière mondiale
Bertrand Jacquillat, La capitalisme financier et la crise de 2007-2009
Raphaël Draï, La crise financière de 2008 : pour une morale de l’histoire
Jean-Paul Betbèze, La crise financière mondiale et le changement de monde
Vivien Levy-Garboua et Gérard Maarek, Le capitalisme financier : mutations et viabilité

2007 – Élection de Nicolas Sarkozy à la Présidence de la République
Pascal Perrineau, Le sarkozysme, un nouveau leadership présidentiel sous la Ve République
Marc-Vincent Howlett, Le sarkozysme ou l’exigence démocratique blessée
Pierre Moscovici, Nicolas Sarkozy, ou le président de l’a-République
Daniel Salvatore Schiffer, Sarkozy, l’homme aux rats

2006 – La deuxième guerre israélo-libanaise
Ilan Greilsammer, La « seconde guerre du Liban », quatre ans après
Elhanan Yakira, La deuxième guerre du Liban, inventaire

2005 – Le non au référendum sur la Constitution européenne
Franck Lessay, Le « non » français : le grand dérèglement
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Retour sur le congrès des sciences historiques d’Amsterdam

Le quotidien Le Monde propose, sous la plume de Roger Chartier, un compte-rendu de la dernière session du congrès du Comité international des sciences historiques, qui vient de se clore à Amsterdam:

Tous les cinq ans, le Comité international des sciences historiques, cette vénérable institution fondée à Genève en 1926, réunit les historiens de la planète. Cette année, leur congrès, achevé le 27 août, s’est tenu à Amsterdam. L’eau y fut non seulement l’objet des conversations à propos de la pluie généreuse qui accompagna la rencontre, mais aussi le thème choisi par les organisateurs pour la session d’inauguration. Se trouvèrent ainsi liés le rôle fondamental de l’eau dans l’histoire d’un pays construit par les conquêtes des polders et les commerces des canaux, l’importance d’une histoire écologique, commencée avec celle du climat, et un drame de notre temps, bien marqué par le programme des Nations unies pour 2005-2015 « Water for life ».

Le congrès a rassemblé mille cinq cents participants. Un fait notable, rendu possible par la création d’un Fonds de solidarité pour historiens, y fut la présence, plus importante que dans le passé, de chercheurs venus d’Afrique, d’Asie et d’Amérique latine. Plusieurs centaines de communications ont été présentées, dont 42 % par des historiennes, heureux signe que les temps peuvent changer – même lentement. Tout comme dans la fiction de Borges, El Congreso, la « quête d’un langage qui fût digne du congrès du monde » demeure une préoccupation. L’anglais, bien sûr, s’est encore rapproché un peu plus de la langue universelle recherchée par les congressistes de Borges, d’abord séduits par l’espéranto et le volapük, puis par la résurrection du latin. Mais à Amsterdam, l’anglais dut toutefois accepter la coexistence avec le français, seconde langue officielle du comité et celle de son nouveau secrétaire général, l’historien français Robert Frank, mais aussi avec les conquêtes de l’espagnol en ces temps d’anniversaires des indépendances latino-américaines.

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