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Sous les bombes – Nouvelle histoire de la guerre aérienne (1939-1945)

Présentation de l’éditeur :

Les chiffres sont ahurissants : au cours de la Seconde Guerre mondiale, 600 000 civils européens trouvèrent la mort lors des bombardements et plus d’un million d’autres furent grièvement blessés. Dans cette sombre comptabilité, la France, où l’on dénombre le plus fort tonnage de bombes larguées, occupe une place particulière. Des villes entières furent dévastées sous les bombes alliées, parfois même rasées à l’instar de Vire, Saint-Lô, Lisieux, Coutances mais aussi Royan ou encore Le Havre.

La terre semblait en éruption, selon le mot d’un pilote de la RAF qui avait bombardé Caen… Puis le silence retomba durant des années. Le souvenir aussi était tabou. Tant de questions restaient en suspens, parmi lesquelles, la plus cruciale : fallait-il bombarder l’Europe ? Pour y répondre, l’historien Richard Overy a mené des recherches dans tous les pays des anciens belligérants. Dans un travail inédit et résolument neuf, il s’interroge sur les commandements militaires, les stratégies, les différents raids (le Blitz, Hambourg, Dresde, Monte Cassino).

Si les bombardements, comme il le souligne, étaient soumis aux impératifs politiques (Churchill en était partisan) et militaires, ils ne furent jamais un moyen de gagner la guerre. L’historien raconte le quotidien terrifiant des aviateurs sous pression maximale, rappelle les grandes heures de la défense passive, l’héroïsme des civils face à la précision approximative des bombardiers. Pourtant les attaques meurtrières échouèrent à détruire l’économie ennemie, plus encore à déprimer les civils.

Ce constat de l’échec se double de la question morale des frappes contre les populations. La destruction à l’aveugle, l’acharnement manifeste à tuer lors de certains bombardements sont au coeur de cette histoire que l’auteur a voulu, de bout en bout, très humaine.


Le passé de la Russie est imprévisible – Journal de bord d’un enfant du dégel

Présentation de l’éditeur :

Andreï Gratchev est un «enfant du dégel», l’un de ces Russes nés sous Staline mais dont la jeunesse se déroule alors que Khrouchtchev relâche la pression. Il évoque avec finesse ces années 1960, quand le rêve de modernisation bouillonnait sous la chape de la Guerre froide. Mais l’espoir d’offrir un contrepoids socialiste à la toute-puissance du capitalisme s’envole bientôt. Voici le temps de Brejnev, l’immobilisme des vieillards, la sclérose totale du Parti…

Tout ce à quoi Mikhaïl Gorbatchev et ses proches opposeront leurs grandes espérances. Ce sera la Perestroïka. Avec des scènes dignes d’un roman, Andreï Gratchev s’impose à la fois comme témoin et lucide analyste de ce deuxième dégel. Son enquête se poursuit jusqu’aux crises d’aujourd’hui : comment penser le monde après la disparition des deux blocs ?

Quelle alternative – respectueuse de l’homme et de la planète – offrir au capitalisme sauvage dont s’accommodent si parfaitement les régimes autoritaires postcommunistes et/ou nationalistes ? Sous ce récit vif, d’un humour subtil, couve la flamme jamais éteinte d’un grand idéal et d’un enthousiasme qu’aucun revers et aucune déception ne peuvent éteindre.

Face à un monde qui se glace à nouveau, Andreï Gratchev appelle de ses voeux un troisième dégel.


Le commerce entre le Japon, la Chine et la Corée à l’époque médiévale

Présentation de l’éditeur :

Ce livre présente les échanges entre le Japon, la Chine et la Corée, au cours d’un millénaire, du VIIe au XVIe siècles.

À cette époque, les cours impériales, royale et shogunale des trois pays ont échangé des ambassades chargés de cadeaux de prestige et de messages diplomatiques, tandis que les moines bouddhiques ont transmis au Japon les écrits religieux et la culture du Zen.

Parallèlement, les marchands ont circulé entre les trois pays avec leurs navires chargés de produits fabriqués et de matières premières, comme le cuivre, le soufre ou le mercure. Par ailleurs, les denrées odoriférentes et médicinales précieuses ont été acheminées depuis les routes de la soie jusqu’à l’extrémité du continent asiatique.


Robert de Sarrebrück ou l’honneur d’un écorcheur (v. 1400-v. 1462)

Présentation de l’éditeur :

Robert de Sarrebrück, seigneur de Commercy et de Venisy, comte de Roucy et de Braine, vécut en Lorraine de 1400 à 1462. L’ouvrage propose à la fois une étude biographique en posant le contexte social, familial, politique et géographique de l’enfance et de l’adolescence de Robert de Sarrebrück, un noble lorrain de niveau moyen. Le livre aborde également sa vie adulte, principalement marquée une activité militaire foisonnante, tant au service du roi que de ses propres intérêts.

La troisième partie traite de Robert de Sarrebrück comme d’un entrepreneur de guerre, pour qui l’activité militaire est aussi une activité économique, avec ses coûts, ses dépenses, sa rentabilité. Il ne s’agit donc pas, au final, d’une biographie, mais de la vie d’un seigneur de la guerre du XVe siècle vue au prisme du contexte particulier de cette époque-là, des conflits, de l’économie et du droit.
Le résultat permet d’appréhender très concrètement le phénomène des entrepreneurs de guerre au XVe siècle.


La Libération de l’Alsace – Septembre 1944-mars 1945

Présentation de l’éditeur :

En juillet 1940, l’Allemagne annexe l’Alsace. Septembre 1944 : elle est la dernière partie du pays qu’il faut libérer. Pour Eisenhower, elle n’est qu’un champ de manoeuvre pour conquérir l’Allemagne. Pour Hitler, c’est le Reich, elle doit être défendue à tout prix. Pour De Gaulle, c’est la région la plus chère au coeur de la nation. La libération de la plus grande partie de la France s’est effectuée en trois mois, celle de l’Alsace en demande le double.

De septembre 1944 à mars 1945, les Alliés accumulent les difficultés : manque de logistique, mauvaises conditions climatiques, stratégie du large front défaillante… Et la Wehrmacht, pourtant inférieure en hommes et matériels, multiplie les attaques et les contre-attaques. Quand Eisenhower décide le retrait du 6e groupe d’armées américain, au moment de l’opération Nordwind, l’intervention énergique du général de Gaulle évite la catastrophe.

Après six mois de combats acharnés, le bilan est lourd : 6 000 morts, 22 000 blessés et 3 000 disparus ou prisonniers. Mais la victoire conjointe de la 1re armée française et de la VIIe armée US efface enfin la défaite de 1940. C’est la fin de la dictature nazie, la France peut tenir son rang à la table des vainqueurs.


La loi du sang – Penser et agir en nazi

Présentation de l’éditeur :

Devant l’ampleur et le caractère inédit des crimes nazis – qu’ils soient collectifs ou individuels -, les historiens butent sur la causalité profonde, qui reste obscure.

Ces comportements monstrueux s’appuient pourtant sur des fondements normatifs et un argumentaire juridique qu’il faut prendre au sérieux. C’est ce que fait ici Johann Chapoutot dans un travail de grande ampleur qui analyse comment les philosophes, juristes, historiens, médecins ont élaboré les théories qui faisaient de la race le fondement du droit et de la loi du sang la loi de la nature qui justifiait tout : la procréation, l’extermination, la domination.

Une profonde intimité avec une immense littérature publique ou privée – correspondances, journaux intimes -, avec la science et le cinéma du temps, rend sensible comment les acteurs se sont approprié ces normes qui donnent un sens et une justification à leurs manières d’agir. Comment tuer un enfant au bord de la fosse peut relever de la bravoure militaire face à l’ennemi biologique.

Si le métier d’historien consiste à comprendre et non à juger, ou à mieux comprendre pour mieux juger, ce livre jette une lumière neuve et originale sur le phénomène nazi.


Les années 30 sont de retour – Petite leçon d’histoire pour comprendre les crises du présent

Présentation de l’éditeur :

Comment tout cela va-t-il finir ? Les haines et les peurs de notre temps ont un parfum de redite, celui des années 30, cette décennie tragique qui mena le monde à l’abîme.

Économique, sociale, identitaire ou politique, les crises s’additionnent depuis le krach de 2008, comme au temps de la Grande Dépression de 1929. Mais qu’en est-il au fond ? Le reniement « social-libéral » de François Hollande vaut-il vraiment la « pause » de Léon Blum ?

Poutine phagocytant l’Ukraine rejoue-t-il Hitler avalant les Sudètes ? L’antisémitisme de la génération Soral-Dieudonné illustre-t-il la résurgence des haines d’un Céline ? Le danger Le Pen fait-il écho au péril nationaliste d’hier ? Telles sont quelques-unes des questions de cet ouvrage, fruit de la rencontre entre deux historiens et deux journalistes, qui se livrent à un incessant aller-retour entre passé et présent.

L’Histoire n’est pas un éternel recommencement, mais ces années 30, si proches et si lointaines, si terribles et pourtant fondatrices, éclairent bien étrangement les crises du temps présent.


Pierre Pascal – La Russie entre christianisme et communisme

Présentation de l’éditeur :

Mai 1916. Pierre Pascal, un lieutenant français de 25 ans, accoste à Arkhangelsk. Il retrouve la Russie éternelle de ses livres d’enfant, coupoles dorées, villages de bois, forêts immenses et enneigées. Octobre 1918. Témoin puis acteur du maelström révolutionnaire, Pierre Pascal prend la décision inouïe de s’engager corps et âme « en communisme », aux côtés du nouveau pouvoir bolchevique, au plus près du peuple russe, sans renoncer à sa foi chrétienne.

Mars 1933. L’ancien collaborateur de l’Internationale communiste et du commissariat du peuple aux Affaires étrangères, traducteur de Lénine, retrouve la France après une expérience unique au coeur du pouvoir soviétique. Il reprend le cours de sa vie de traducteur et de professeur à la Sorbonne. Pierre Pascal disparaît en juillet 1983. Individualiste, moraliste rebelle à toute discipline politique, c’est aussi pour protéger ses proches restés en URSS qu’il renonce à témoigner sur son expérience.

Il rend ainsi presque invisibles ses cinquante années de combats antitotalitaires. A Moscou, Pascal est l’âme d’un réseau dissident avant la lettre, avec son beau-frère Victor Serge, ses amis Boris Souvarine, Angelo Tasca, Nicolas Lazarévitch. A Paris, il dissèque les « retours d’URSS » naïfs, propose une lecture vivante de la civilisation russe, veille à la publication de Pasternak et de Soljenitsyne.

Toute sa vie demeure habitée par une réflexion singulière sur la relation entre communisme et christianisme, entre orthodoxie et catholicisme.


Pierre Pascal – Journal de Russie – 1928-1929

Présentation de l’éditeur :

« Comment l’officier courageux, deux fois blessé au front, détaché dès 1916 à la Mission militaire en Russie, comment l’ancien major de l’Ecole normale supérieure, agrégé de lettres, l’intellectuel catholique qui rêvait d’unir les Eglises, a-t-il pu adhérer au bolchevisme et, bien pis, le servir ? » C’est là tout le mystère de Pierre Pascal (1890-1983), que Jacques Catteau soulève dans sa préface. En 1918, l’ »entrée en communisme » de Pascal provoque un scandale en France ; puis on l’oublie, jusqu’à son retour à Paris en 1933.

Homme discret, rebelle à toute discipline politique, Pascal devient traducteur et professeur à la Sorbonne. Il refuse de partager publiquement son expérience de l’URSS, et ce n’est qu’en 1975 que paraît le premier des cinq volumes de son journal de Russie, qui a pris la dimension d’un ouvrage culte pour tous les passionnés d’histoire russe. Le journal de Russie 1928-1929 est la transcription des cinq carnets noirs inédits qui constituent le dernier témoignage de Pierre Pascal.

Beau-frère de Victor Serge, ami de Boris Souvarine, l’auteur appartient à la génération de révolutionnaires trahie par le stalinisme. Au fil des pages, il révèle les rouages de l’Internationale communiste, la persécution de l’Eglise orthodoxe, des paysans, des opposants au régime, la vie quotidienne à Moscou, à Leningrad ou dans les campagnes de « l’Outre-Volga ». Sa plume est précise, vivante, souvent ironique.

Réquisitoire intransigeant contre les dérives totalitaires staliniennes au moment même où elles apparaissent, cette « chronique d’une Révolution dénaturée » est aussi l’expression d’un amour profond, inconditionnel, pour le peuple russe, dont Pierre Pascal s’est appliqué sa vie durant à transmettre l’histoire, la culture et l’esprit.


Rideau de fer – L’Europe de l’Est écrasée (1944-1956)

Présentation de l’éditeur :

Dans cet essai magistral, Anne Applebaum se focalise sur ce qu’elle appelle le « Haut stalinisme », c’est-à-dire les années 1944-1956, qui virent la chute du Lebensraum nazi et la « soviétisation » de l’Europe de l’Est. Elle propose une lecture de l’histoire européenne récente, celle du « tournant géographique » qui n’est plus l’Est raconté par l’Ouest, ni l’Est des dissidents, mais l’Est vu par l’Est dans l’histoire de l’Europe communiste.

L’auteur se concentre sur trois pays emblématiques : l’Allemagne, la Tchécoslovaquie et la Hongrie, qui avaient tous trois une identité et une histoire bien définies avant la soviétisation.

Plutôt que de se pencher sur les seules politiques de cette période, Anne Applebaum s’intéresse au capital humain et, braquant le projecteur sur des points forts qui aident à comprendre les contraintes auxquelles obéirent les populations, elle nous montre l’incidence de ces politiques sur la vie des gens, à une époque où l’Etat, plus qu’à n’importe quel autre moment de l’histoire, influait sur la destinée des individus.