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Les mondes insurgés – Altermanuel d’histoire contemporaine

Présentation de l’éditeur :

Devant les impasses et les omissions des programmes scolaires en histoire, le Monde diplomatique a souhaité proposer une autre vision de l’histoire contemporaine, depuis la Révolution industrielle jusqu’à nos jours.

Ainsi les débuts de la IIIe République sont expliqués par l’intermédiaire de l’épisode de la Commune, les conséquences de la Première Guerre mondiale sont abordées à travers le démantèlement des empires austro-hongrois et ottoman, la crise des années 1930 est décrite à partir du cas de l’Amérique latine, l’évocation des Trente Glorieuses donne l’occasion de s’interroger sur la société du chômage, etc.

Avec l’exigence et l’inventivité qui caractérisent la démarche du Monde diplomatique, les auteurs, journalistes et historiens, tous spécialistes de leur sujet, reviennent sur les épisodes qui, eux aussi, ont fait le monde contemporain.


Jeanne d’Arc – Histoire et mythes

Présentation de l’éditeur :

Tout a-t-il été dit sur Jeanne d’Arc ? On le pense souvent, même chez les historiens. Que resterait-il de neuf à dire sur un personnage qui a suscité tant d’études sérieuses et tant de théories farfelues ? Tirées d’un colloque international tenu à Orléans en mai 2012, à l’occasion du 600e anniversaire de la naissance de la Pucelle, les contributions réunies dans ce volume illustrent le profond renouvellement des recherches sur Jeanne d’Arc.

En mettant à profit les acquis récents de l’historiographie de la justice, les médiévistes revisitent différents aspects du fascinant procès de condamnation de 1451 et mettent en évidence la figure de frère Jean Bréhat, le maître d’oeuvre de la procédure d’annulation de 1456. Mais depuis longtemps, les études autour de Jeanne d’Arc ne sont plus le domaine réservé des historiens médiévistes. Les spécialistes des époques postérieures se penchent ainsi sur la postérité de Jeanne jusqu’à nos jours, dans l’histoire, la littérature, les arts et la politique, en France, en Europe et même au Japon.

Tous les champs actuels de la recherche johannique se trouvent ainsi couverts. Décidément, la Pucelle d’Orléans n’a pas fini de susciter l’intérêt des historiens! C’est cette passion sans cesse renouvelée que le volume espère faire partager aux lecteurs.


Les filles de rêve

Présentation de l’éditeur :

La déesse Diane séduisait les chasseurs sans jamais se donner. Depuis des siècles, les hommes, notamment les plus jeunes, ont confié avoir été éblouis par une jeune fille, tout juste croisée, jamais revue, image à laquelle leur vie durant ils sont restés attachés.

La disparition récente des filles de rêve marque une rupture majeure dans l’histoire de l’imaginaire occidental. Est-il possible aujourd’hui de les décrire sans ironie et sans les conspuer ? Est-il possible de reconstituer ce qu’était la femme idéale, sans anachronisme ? Alain Corbin s’est risqué à cette entreprise.

Il fait donc revivre dans ce livre dix-neuf filles de rêve, celles des mémoires, des romans et des légendes. Il ouvre ainsi une porte sur le romantisme masculin, cette manière subtile d’échapper à soi en pensant à un être aimé inaccessible. Un voile est levé sur une face mystérieuse de la virilité. Finalement, ce voyage à travers l’amour pur est une délicieuse invitation au fantasme.


Le long retour (1945-1952) – L’histoire tragique des déplacés de l’après-guerre

Présentation de l’éditeur :

Une énorme fresque, passionnante de bout en bout, qui retrace une page capitale de l’histoire de l’Europe du XXe siècle : la question des 15 millions de « Personnes déplacées », après la chute du IIIe Reich et l’installation de la terreur soviétique. L’extrême complexité des situations apparaît comme une des questions centrales encore à l’oeuvre pour comprendre l’Europe d’aujourd’hui. Ce très grand livre d’histoire s’interroge sur la manière dont les suites de la guerre correspondent (ou non) aux plans que les Alliés avaient dressés.

La notion d’ »Holocauste » apparaît ainsi comme une construction rétrospective que la plupart des gens n’auraient pas comprise à l’époque. Les victimes étaient avant tout des « Personnes déplacées ». Avec la fin de la Guerre froide et le retrait des forces soviétiques de l’Europe de l’Est, l’historien peut étudier cette période sous une lumière nouvelle et apprécier la marque permanente qu’elle a laissée sur le monde moderne.

L’Etat d’Israël, le changement dans la politique d’immigration américaine, la fin de l’homogénéité des sociétés anglo-saxonnes en Grande-Bretagne, au Canada et en Australie, la création d’un nouveau cadre légal international selon lequel les individus ont des droits au même titre que les nations, tout cela constitue l’héritage de cette période. D’une autre façon, la crise des réfugiés de l’après-guerre a suscité des problèmes auxquels nous sommes toujours confrontés : comment les mécanismes de l’aide humanitaire internationale peuvent-ils fonctionner ? Quels sont les taux d’immigration que nos sociétés peuvent tolérer ? Les différents nationalismes d’Europe de l’Est peuvent-ils coexister pacifiquement ? Comment une puissance d’occupation peut-elle restaurer la prospérité dans un territoire ennemi vaincu ?


La Révolution française et l’histoire du monde – Deux siècles de débats historiques et politiques 1815-1991

Présentation de l’éditeur :

Depuis 1815, la question n’a cessé de hanter des générations d’historiens et responsables politiques à l’échelle internationale : comment écrire l’histoire de la Révolution française ? Au XIXe siècle, elle fascine et suscite la critique des révolutionnaires français mais aussi allemands, italiens, latino-américains et russes. Au XXe siècle avec la révolution de 1917 et le mouvement anticolonial, elle devient la référence obligée de toute réflexion sur un processus révolutionnaire.

En parallèle, un mouvement vers une écriture scientifique des événements se fait jour, des Etats-Unis au Japon. Référence inscrite dans le  » grand récit  » hexagonal, la Révolution suscita ainsi une réception mondiale, où histoire et politique furent souvent liés. C’est de ce mouvement complexe dont cette synthèse entend rendre compte.


Ils ont rêvé d’un autre monde – 1841, 500 français partent fonder une colonie au Brésil

Présentation de l’éditeur :

Ils sont tisserands, chaudronniers, fabricants de chandelles, vanniers, horlogers, machinistes, bûcherons, savonniers. : à partir de 1841 des centaines d’artisans et d’ouvriers s’embarquent pour le Brésil avec femmes et enfants, laissant tout derrière eux. Las de la répression permanente qui pèse en France sur les classes populaires, et nourris des théories de Charles Fourier, ils rêvent de fonder outre-Atlantique une société idéale et harmonieuse, en pionniers d’un nouvel âge d’or.

Que deviendra l’élan utopique, le rêve communautaire de ces familles ? Résistera-t-il à l’attente interminable qui précède le départ, à l’éprouvante traversée de l’Atlantique, aux difficultés financières, à la réalité de la vie en exil, aux heurts des ambitions individuelles ? C’est l’histoire, pleine de bruit et de fureur, que raconte ce livre.

Avec un vrai talent d’enquêteur, Laurent Vidal y tisse les traces et les indices glanés dans les archives en une épopée migratoire empreinte de suspense et de poésie.


Figures publiques – L’invention de la célébrité (1750-1850)

Présentation de l’éditeur :

Les stars sont aujourd’hui omniprésentes : elles peuplent nos villes, nos écrans et nos imaginaires. La culture de la célébrité semble un trait incontournable de nos sociétés médiatiques, une conséquence de la société du spectacle et de la culture de masse. Figures publiques montre pourtant que les mécanismes de la célébrité se sont développés dès le XVIIIe siècle en Europe, avant de s’épanouir à l’époque romantique, sur les deux rives de l’Atlantique.

Des écrivains comme Rousseau, des comédiens, des musiciens suscitaient la curiosité du public et l’attachement passionné d’admirateurs inconditionnels. De Paris à New-York, l’essor de la presse, les nouvelles techniques publicitaires et la commercialisation des loisirs entrainèrent une profonde transformation de la visibilité des personnes célèbres. Leurs vies privées devinrent des spectacles publics.

La politique ne resta pas à l’écart de ce bouleversement culturel : Marie-Antoinette en fut l’un des témoins. Lorsque le peuple surgit sur la scène révolutionnaire, il ne suffit plus d’être légitime, il importe d’être populaire. À travers cette histoire de la célébrité, Antoine Lilti place au cour de la réflexion le paradoxe d’une célébrité recherchée mais dénoncée de toute part. Si elle est, à bien des égards, la forme moderne du prestige, adaptée aux sociétés démocratiques et médiatiques, comme la gloire était celle des sociétés aristocratiques, c’est une grandeur contestée, perçue comme illégitime.
Son histoire éclaire d’une lumière nouvelle les contradictions de la modernité.


Centres de pouvoir et organisation de l’espace – Actes du Xe colloque international sur l’histoire et l’archéologie de l’Afrique du Nord préhistorique, antique et médiévale

Présentation de l’éditeur :

Sur le thème fédérateur de l’organisation des territoires, ce dixième colloque sur l’histoire et l’archéologie de l’Afrique du Nord antique et médiévale s’inscrit tant dans la continuité des grandes réunions scientifiques organisées par la Société d’études pour le Maghreb préhistorique antique et médiéval, ancien CTHS-Afrique, que dans le renouvellement.

Avec des analyses stimulantes et l’exposé de découvertes récentes, historiens et archéologues ont orienté leurs travaux selon quatre angles d’approche: les centres de pouvoir et la hiérarchie des réseaux urbains; l’organisation de son territoire par la cite, le réseau routier, le bornage et la circulation de productions; la religion comme élément structurant.


Histoire de l’humanisme en occident

Présentation de l’éditeur :

L’humanisme c’est la passion de l’être humain pour son propre mystère, pour son génie, son tragique, et la sagesse qu’il peut acquérir. C’est l’exhortation à une fraternité universelle dont l’homme serait capable, mais aussi la dénonciation du mal effroyable dont il se rend parfois coupable. C’est l’émerveillement mêlé d’effarement pour ses ambitions démesurées qui sont peut-être, paradoxalement, les seules à sa mesure.

Abdennour Bidar montre ici comment l’Occident s’est voué sans relâche à l’élucidation du mystère humain. Sans avoir bien sûr le monopole de l’humanisme, les penseurs, les artistes et les grands acteurs de cette civilisation se sont transmis le flambeau de l’interrogation sur l’identité humaine, ainsi que la responsabilité de faire émerger une humanité plus humaine. Contrairement à une idée reçue, la Renaissance ne fut pas le seul moment humaniste de l’histoire occidentale mais seulement l’un de ses foyers majeurs parmi d’autres : les religions monothéistes, l’Antiquité grecque et romaine, et bien plus tard la modernité issue des Lumières.

Où en sommes-nous aujourd’hui de cette longue quête de l’homme par l’homme, et de ce processus d’humanisation dont tout humanisme travaille à faire le sens de l’histoire ? L’Occident est-il toujours à la hauteur de ses grands humanismes, et demain quel humanisme sera partageable entre toutes les civilisations de la planète ?


Le Monde, l’Histoire – Essai sur les histoires universelles

Présentation de l’éditeur :

On peut concevoir le monde, et la place de l’humain en son sein, sans avoir recours à l’histoire. Néanmoins, depuis l’Antiquité, certaines cultures, dont la nôtre, ont posé que la signification du monde s’exprimait dans une  » histoire universelle « , un récit sur la totalité du passé dont les faits étaient posés comme véridiques et datables. Pour comprendre que  » l’histoire universelle  » n’est pas une évidence, mais une représentation particulière du passé, sont tout d’abord analysés les termes employés (universalité, totalité, histoire).

Puis est étudiée l’historiographie de ce qui a été écrit, de l’Antiquité à nos jours, sur la totalité signifiante du devenir. Cependant, pour décrire la série des  » histoires universelles « , il faut distinguer une archéologie des conceptions anciennes et médiévales, une généalogie de la notion à l’époque moderne, et une histoire contemporaine de  » l’histoire universelle  » (World History, Global History).

Enfin est reprise la question de la signification de  » l’histoire universelle  » pour notre temps. L’ouvrage propose enfin un nouveau projet d’écriture de la totalité du passé, celui d’une chronique des Mondes, mieux adaptée aux savoirs de notre époque.