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La mer des califes – Une histoire de la Méditerranée musulmane (VIIe-XIIe siècle)

Présentation de l’éditeur :

Fernand Braudel reconnut l’Islam comme l’une des grandes civilisations méditerranéennes, mais comme un acteur de second plan durant les siècles de croissance des échanges en Méditerranée. Dans son sillage, l’ensemble des histoires de la Méditerranée médiévale accordent une place subalterne aux marins de l’Islam, généralement relégués au rang de pirates.

Cet ouvrage propose une histoire totalement renouvelée de l’espace méditerranéen.
La production écrite des Arabes, extrêmement prolifique durant toute la période médiévale, et la documentation archéologique en pleine croissance permettent de réévaluer le rôle des musulmans dans l’histoire de la Méditerranée, dont tant de sites portent encore la trace. On découvre alors que les califes et les oulémas ne se sont pas détournés de l’espace maritime, bien au contraire. Dix ans après le début de la conquête des régions méditerranéennes, les musulmans investissent la Méditerranée.

Des marins, guerriers et marchands, ne cessent de la sillonner tandis qu’elle est abondamment décrite par les géographes, cartographes et encyclopédistes. Territoire du jihad des califes par excellence, elle n’a cessé de faire l’objet d’une attention soutenue de la part de l’Islam médiéval.


Dictionnaire biographique des protestants français de 1787 à nos jours

Présentation de l’éditeur :

Pasteurs, banquiers, industriels, négociants, hommes d’État… mais aussi des artistes, des écrivains, des cinéastes, des résistants, des féministes, des prix Nobel, des chanteurs et des préfets, des hommes de droite, de gauche, des conservateurs, des révolutionnaires… une galerie de figures extrêmement variées qui ont contribué à donner un accent particulier à l’histoire de notre pays. Pour la lettre A, citons seulement les notices de Dominique Abel, danseuse et cinéaste ; Olivier Abel, philosophe, Maurice Agulhon, historien et professeur au Collège de France, Bertv Albrecht, résistante, Marc Allégret, cinéaste ; Marc Amphoux, producteur de musique ; Daniel André, spéléologue renommé Lionel Astier et ses fils, auteurs de la série Kaamelott les romancière et cinéaste Colette et Jacqueline Audry.

Plus loin, nous aurons le révolutionnaire Barnave, l’essayiste Roland Barthes, le peintre Frédéric Bazille, le navigateur Alain Bombard, l’industriel Marcel Boiteux, les écrivains Henri Barbusse, Blaise Cendrars, Benjamin Constant, André Chamson, Jacques Chardonne. Jean-Pierre Chabrol. Lire le Dictionnaire biographique des protestants français. en quête de noms précis ou en s’abandonnant au butinage et à la curiosité, c’est s’embarquer pour un extraordinaire voyage à travers les espaces, les contributions au génie national.

Ce dictionnaire, prévu en 4 volumes,s’ouvre sur un le1-tome qui rassemble 1200 notices et des milliers de noms ainsi que d’innombrables informations couvrant tous les secteurs de l’activité humaine, toutes les régions de France, toutes les nuances spirituelles.


Détruire les Arméniens. Histoire d’un génocide

Présentation de l’éditeur :

Dans cet ouvrage sont présentés les grands enjeux du génocide arménien, et plus largement de ce que le langage diplomatique a nommé la « question arménienne ». Pour bien comprendre les racines du processus génocidaire, l’auteur remonte au début du règne du sultan Abdülhamid (1876-1909) et aux massacres de 1894-1896, qui provoquèrent la mort de plus de 100 000 Arméniens d’Anatolie sans réaction militaire de la part des Puissances européennes.

Le régime constitutionnel qui succède en juillet 1908 à celui du sultan, sous la pression des officiers jeunes-turcs, est en théorie fondé sur l’égalité de tous les peuples de l’empire, mais il débouche très vite, dès avril 1909, sur les massacres de Cilicie durant lesquels plus de 20 000 Arméniens trouvèrent la mort. La montée des périls et des nationalismes qui touche également les élites ottomanes, notamment au cours des guerres balkaniques de 1912-1913, radicalise leurs positions idéologiques et incite les dirigeants jeunes-turcs à s’engager dans la guerre aux côtés de l’Allemagne pour se débarrasser de la tutelle des Puissances dans les affaires intérieures ottomanes.

La destruction d’1, 2 million d’Arméniens (sur 1, 9 million) constitue un des aspects majeurs de cette politique d’émancipation, dans la mesure où ils sont considérés comme des agents infiltrés au service de puissances étrangères. Le processus génocidaire met ainsi en lumière l’aspect totalitaire de la politique jeune-turque, à la fois dans sa gestion de l’État et dans son projet de société devant aboutir à la naissance d’un « homme nouveau » turc par la destruction de toutes les populations non musulmanes d’Anatolie.


Les Douze Apôtres – Histoire de la réception des figures apostoliques dans le christianisme ancien

Présentation de l’éditeur :

Formant le groupe le plus proche de Jésus, les Douze ont constitué un puissant vecteur de légitimité dans le christianisme. Ce livre, après avoir montré l’historicité de ce noyau de familiers de Jésus mais aussi la difficulté de savoir comment caractériser la fonction d’« apôtre », réalise une histoire de la réception des figures des Douze apôtres jusqu’au Haut Moyen Âge.

Les personnages historiques constituent en effet un médium privilégié de transmission de valeurs et d’idéologies. À partir des informations plus ou moins historiquement fondées se rapportant à leur existence concrète, les « grands hommes » sont arraisonnés par des communautés diverses qui les modèlent en fonction des idées qu’elles entendent véhiculer. Ils incarnent les conceptions d’une époque ou d’une communauté et permettent de saisir avec précision les évolutions de l’histoire de l’Église. Le livre étudie ces différentes phases de la réception des Douze en analysant les textes canoniques (évangiles et Actes des Apôtres), les textes apocryphes (majoritairement les Actes apocryphes des Apôtres mais aussi les écrits de Nag Hammadi), les œuvres patristiques et les listes liturgiques (listes d’apôtres, synaxaires et martyrologes).

Ancien élève de l’École normale supérieure et agrégé de lettres, Régis Burnet est docteur de l’École pratique des hautes études et habilité à diriger des recherches. Il est professeur de Nouveau Testament à l’Université catholique de Louvain.


La grande défaite – 1870-1871

Présentation de l’éditeur :

Si les images de la guerre de 1870-1871 sont nombreuses – Napoléon III à Sedan, les barricades de la Commune, la charge des cuirassiers de Reichshoffen -, sa réalité et ses enjeux sont méconnus. Pourtant, les conséquences du premier conflit franco-allemand de l’ère moderne sur l’Europe sont immenses.

Citons, à titre d’exemple, le cas de l’Alsace-Lorraine, perdue par la France lors de cette guerre.
Elle n’aura de cesse de la réclamer, jusqu’à la Première Guerre Mondiale. Pour nous donner à comprendre ce conflit essentiel, Alain Gouttman a ouvert tous les dossiers : les circonstances du déclenchement du conflit, le déroulement des opérations jusqu’aux capitulations de Sedan, Metz et Paris, les raisons de la suprématie allemande lors des combats, les répercussions de la guerre dans les opinions publiques françaises et allemandes, la Commune de Paris… Ainsi se dessine une synthèse appelé a devenir une référence sur le sujet, tant dans la richesse des apports que par les capacités de narration de son auteur.


Autonomie, autonomies – René Rémond et la politique universitaire en France aux lendemains de Mai 68

Présentation de l’éditeur :

À partir de sources très diversifiées et rigoureusement exploitées, ce livre analyse la politique universitaire mise en œuvre aux lendemains de 68 sous Charles de Gaulle, Georges Pompidou et Valéry Giscard d’Estaing. Pour comprendre cette période, où l’autonomie devient le maître-mot des discours sur l’enseignement supérieur, l’auteur a pris pour fil directeur l’action de l’historien René Rémond.

Proche des élites gouvernementales et président de l’université Paris X-Nanterre entre 1971 et 1976, il se situe alors au cœur du processus de réforme. Avec empathie mais sans parti pris, l’auteur explore les modalités selon lesquels son « héros », en interaction, et parfois en compétition, avec les entourages ministériels, cherche à agir dans le jeu complexe de la politique de l’enseignement supérieur. Ce faisant, il éclaire d’une manière concrète et saisissante la combinatoire d’influences, de relations individuelles et de contingences qui détermine l’action publique. Il permet aussi de saisir un aspect central, bien qu’occulté, du rayonnement d’un grand universitaire français, souvent réduit à La Droite en France, ou à ses commentaires avisés de la vie politique et électorale.

Cette étude fouillée et enlevée est essentielle pour qui souhaite comprendre les enjeux et les débats actuels sur l’Université. Elle constitue une contribution de premier plan non seulement à l’histoire et à la sociologie de l’enseignement supérieur, mais aussi à la connaissance des prises de décision sous la Cinquième république ainsi qu’à l’histoire de la vie intellectuelle française.


Être pasteur au XVIIe siècle – Le ministère de Paul Ferry à Metz (1612-1669)

Présentation de l’éditeur :

Les conditions d’exercice du ministère pastoral dans la France réformée du régime de l’édit de Nantes (1598-1685) sont encore mal connues. L’étude de l’univers social et culturel de Paul Ferry (1591-1669), pasteur à Metz de 1612 à sa mort, permet l’analyse des formes et des modèles de la carrière pastorale. Le ministre, type de clerc radicalement différent du prêtre catholique, doit toujours assurer les fidèles de leur salut dans leur foi, surtout par la prédication, mais aussi par l’administration des sacrements et par l’acculturation, en tentant d’imposer la morale et la discipline réformées.

Même la vie « privée » du pasteur est une modalité d’édification de son troupeau, en donnant l’exemple d’une bonne vie chrétienne. Il agit également en défenseur de sa communauté, en se muant en guide politique et en porte-parole de son Église, notamment face à la controverse catholique et aux pouvoirs, mais aussi en historien, écrivain, ou directeur de collège. Par toutes ces diverses fonctions assumées au nom de son ministère, Ferry constitue un modèle, parfois contesté, de pasteur sous le régime de l’édit de Nantes.


Regalis excellentia : Les préambules des actes des rois de France au XIVe siècle (1300-1380)

Présentation de l’éditeur :

Vers la fin du XIIIe siècle, la pratique d’introduire certains actes par des préambules fait un retour en force à la chancellerie royale française. C’est dans un environnement culturel, politique et linguistique en pleine mutation que les notaires des derniers Capétiens et des premiers Valois créent ces orfèvreries rhétoriques, jadis méprisées par la recherche, aujourd’hui comprises pour ce qu’elles sont: autant de fragments de « miroirs », captant chacun un rayon de la royauté et de l’idée que s’en faisaient les hommes du Moyen Âge. La présente étude des préambules latins et français de la chancellerie royale du XIVe siècle se fonde sur l’édition et l’analyse d’un corpus de cinq cent quarante-huit textes utilisés dans plus de huit cents actes.

Elle envisage l’ensemble des problèmes posés par cet élément particulier de la diplomatique. Sont notamment abordés: la place des préambules dans la production diplomatique et son enjeu pour l’histoire de la chancellerie et de ses membres; la question des sources, endogènes et exotiques, littéraires et formulaires; les techniques de rédaction des notaires et leurs évolutions; le contenu idéologique des textes… Au fil des analyses émerge une image renouvelée des pratiques d’écriture de la chancellerie royale française. À travers l’adaptation de sources papales et impériales, la francisation partielle, l’effort de rédaction particulier déployé pour certains actes, s’inventent les formules qui se figeront dans les formulaires du début du XVe siècle.

Sébastien Barret, ancien élève de l’École nationale des chartes, chargé de recherche au CNRS, est spécialiste de diplomatique médiévale. Il a notamment publié La mémoire et l’écrit: l’abbaye de Cluny et ses archives (Xe-XVIIIe siècle) (2004).

Benoît Grévin, ancien membre de l’École française de Rome, chargé de recherche au CNRS, est spécialiste de rhétorique médiolatine. Il a notamment publié Rhétorique du pouvoir médiéval: les Lettres de Pierre de la Vigne et la formation du langage politique européen (XIIIe-XVe siècle) (2008).


L’histoire, pour quoi faire ?

Présentation de l’éditeur :

Comment intéresser les nouvelles générations à l’histoire ? Le récit de notre épopée nationale ne dit pas grand-chose sur les racines de notre monde globalisé. Pas plus que les produits dérivés de l’histoire fabriqués par des industries culturelles : des jeux vidéo aux reconstructions historiques à grand spectacle, le passé recyclé donne rarement des clefs pour comprendre le présent. Quant aux diverses commémorations orchestrées ici ou là, elles privilégient trop souvent la scène nationale, sans apporter de réponses aux préoccupations d’aujourd’hui.

Alors quelle histoire enseigner ? Comment construire une mémoire critique face à tous ces passés reconstruits selon les intérêts des uns et des autres, voire face à l’histoire virtuelle ?» L’avenir est un miroir où se reflète le passé.» Serge Gruzinski se fait ici l’avocat d’une histoire qui permet de faire dialoguer le passé et le présent. Une histoire globale donc, qui décentre notre regard et se focalise sur une étape cruciale pour l’humanité : la Renaissance.

Avec la conquête des océans, l’Europe découvre qu’il existe des mondes différents et prend ainsi conscience d’elle-même. Soudain, tout change d’échelle. Les horizons s’élargissent, des sociétés qui s’ignoraient entrent en contact, parfois au prix d’affrontements d’une extrême violence. Mais les hommes et les idées commencent à circuler, voire à se mêler, tandis que les premiers réseaux commerciaux se tissent autour du globe.

Un immense bouleversement pour les contemporains dont l’histoire éclaire, par bien des situations concrètes, les mondes mêlés dans lesquels nous vivons. Serge Gruzinski enseigne l’histoire en France, aux Etats-Unis et au Brésil. Ses derniers ouvrages sont La Pensée métisse (Fayard, Pluriel, 2012), Les Quatre Parties du monde (Points Seuil, 2006), Quelle heure est-il là-bas ? (Seuil, 2008), L’Aigle et le Dragon (Fayard, 2012).


Clément VI au travail – Lire, écrire, prêcher au XIVe siècle

Présentation de l’éditeur :

Ceci n’est pas une biographie. Ni une histoire de la papauté sous le règne du pape Clément VI (1342-1352), non plus qu’une monographie consacrée à sa prédication et à sa bibliothèque. Si ce livre tient un peu des trois, son propos est différent. Il fait entrer dans l’atelier de travail d’un intellectuel de la première moitié du XIVe siècle, Pierre Roger, devenu professeur à l’université de Paris, cardinal puis pape sous le nom de Clément VI.

Ses livres et sa parole ont été les instruments essentiels de son parcours et de son exercice du pouvoir. Leur étude montre la construction d’une pensée et d’une action politiques, saisies dans leur exercice concret. Trajectoire sociale et discours savant se construisent l’un par l’autre dans une histoire qui lie les savoirs rhétoriques, théologiques et scolastiques, et le pouvoir d’une papauté affaiblie par l’échec du projet théocratique de Boniface VIII et reformulant son ambition institutionnelle lors du 1 séjour avignonnais.

Etudier Clément VI au travail permet de mieux comprendre cette figure de pape éloquent, savant et mécène, et surtout d’éclairer un moment charnière dans l’usage gouvernemental des savoirs médiévaux et dans l’interrogation de l’Eglise sur elle-même et sur sa i place dans la société du XIVe siècle.