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Penser le système international (XIXe-XXe) – Autour de l’oeuvre de Georges-Henri Soutou

Présentation de l’éditeur :

Georges-Henri Soutou est l’un des grands historiens des relations internationales, de ceux qui ont fait école et dont le caractère fondamental des interrogations ont le plus contribué à faire évoluer la discipline.

L’héritage de Pierre Renouvin est pleinement assumé mais aussi dépassé. Le concept des forces profondes est exploré dans de multiples directions, à travers des champs démultipliés où l’autonomie des acteurs semble souvent contester toute possibilité pour un État de construire une politique. Mais les États réinvestissent en permanence le champ des réalités, l’organisent en un système où la part de responsabilité des plus grands vient équilibrer la poussée fondamentale qui conduit au multilatéralisme.

À travers le cadre fourni par les travaux de Georges-Henri Soutou, c’est à une réflexion sur les dynamiques du système international que le lecteur est invité.

Les deux premières parties mettent l’accent sur les facteurs d’organisation et de désorganisation du système autour de deux moments privilégiés. C’est d’abord le poids du facteur national dans la réorganisation et les tensions qui suivent la première guerre mondiale.

Puis l’analyse des dynamiques contradictoires que représente la guerre froide, marquée par le leadership américain sur l’Occident sans que ce leadership ne parvienne à en imposer une lecture univoque.

L’ouvrage se clôt par une réflexion sur la place de l’Europe analysée comme source et champ d’application de ces dynamiques et de recherche de nouveaux équilibres.

Table des matière :

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Mètis Hors Série 2013 Des femmes en action – L’individu et la fonction en Grèce antique

Présentation de l’éditeur :

Quels étaient les critères chez les Anciens pour déterminer si un homme ou une femme était digne d’assumer une fonction ? Ce détour par l’Antiquité avec l’outil du genre met en perspective les discours et les pratiques du présent.

Magistrat, pater et mater familias, reine ou encore marchande de ruban, orateur, poète ou courtisane : nous connaissons avant tout les hommes et les femmes de l’Antiquité par la fonction qu’ils occupent dans les différentes pratiques sociales, économiques et politiques des sociétés grecques et romaines. Mais qu’en est-il des individus eux-mêmes ?

Recourir à la méthode du genre est une façon de mettre en perspective les critères antiques établissant la bonne concordance entre l’individu et sa fonction. Qu’est-ce qui fait qu’un chorège, un conseiller politique, une guerrière ou une prêtresse soit considéré à sa place et efficace ?

À quel moment les caractéristiques considérées comme propres à l’individu (charisme, qualités morales et esthétiques, savoir et connaissances techniques) sont-elles perçues comme opposées à une fonction (de père ou de mère, d’amant ou d’aimer, de poète ou de marchand par exemple) ?

Le terme de « fonction » intègre non seulement les domaines administratifs, institutionnels et religieux, mais également ceux que les sociétés contemporaines relient plus volontiers au champ du métier et de l’art d’une part, du personnel et/ou du familial d’autre part.

En historicisant les notions de sexe, d’individu, de pouvoir et d’autorité, ce livre établit la part que prend le genre parmi les critères de distinction potentielle des individus.


François Furet par Christophe Prochasson

A propos de François Furet, les chemins de la mélancolie.

Le Révolution selon François Furet :


Le Romantisme

Présentation de l’éditeur :

Le Romantisme, mouvement d’idées et de culture, imposa un changement radical dans la vision de l’homme et de la réalité, dans le goût et dans les arts, et fut à l’origine d’une révolution dans la philosophie, dans la religion, dans l’ordre politique et social, enfin dans les mentalités, dans la psychologie et dans le costume.

Le terme de Romantisme a fait l’objet d’un nombre considérable de définitions, qui par leur variété montrent à la fois sa polyvalence et les différentes facettes que le mouvement assuma au cours de ses migrations européennes.

Ce mouvement émerge tout d’abord en Allemagne, dès les dernières années du XVIIIe siècle, puis en Angleterre à peine plus tard. En France, le mouvement s’affirme dans les années 1820-1830, tandis qu’en Italie, il apparaît dans le cadre de la formation de la nation.

En dépit de ces différences géographiques et chronologiques, le Romantisme fut bien un seul et même mouvement qui révolutionna l’âme européenne en l’espace d’un quart de siècle.

Cet ouvrage le démontre magistralement à travers une iconographie somptueuse et des textes emblématiques.


La découverte du Japon par les Européens (1543-1551)

Présentation de l’éditeur :

En 1543, les Portugais sont les premiers Européens à débarquer au Japon. Cet archipel lointain et mystérieux, plus ou moins localisé depuis 1515, est très vite identifié à la Cipango du récit de Marco Polo (c. 1300), représenté sur le globe de Behaim (1492). Aussitôt les Portugais y introduisent les armes à feu et nouent de fructueux liens commerciaux. En 1549, François Xavier et quelques jésuites débarquent à leur tour et fondent la mission chrétienne du Japon, pays dont ils seront deux ans durant les premiers explorateurs.

Un riche cahier cartographique retrace l’historique de la représentation de l’archipel, d’abord sous la forme de la mythique Cipango, de 1459 à 1571, puis du Japon nouvellement découvert, de sa première apparition en 1550 jusqu’à sa forme presque définitive au début du XVIIe siècle, en passant par ses multiples avatars.

Le livre rassemble ensuite les évocations de Cipango dans les sources historiques occidentales depuis 1300, puis du Japon dans les récits narrant la rencontre entre les
Européens et Japonais de 1543 à 1552 :

1. Cipango dans les livres de Marco Polo (c. 1298).
2. La quête de Cipango (1474-1526).
3. Le récit d’Escalante de Alvarado (1548).
4. L’Information des choses du Japon de Jorge Álvares (1548).
5. Trois lettres de François Xavier et Niccolò Lancillotto (1548).
6. L’arrivée des Portugais au Japon en 1543 décrite par les Japonais dans le Teppôki.
7. L’arrivée des Portugais au Japon dans la Pérégrination de Fernão Mendes Pinto.
8. Le voyage de Jorge Álvares selon Fernão Mendes Pinto.
9. Premières lettres de François Xavier au Japon (1 549).
10. François Xavier, l’apôtre du Japon (1549-1551),
d’après Luís Fróis et Fernão Mendes Pinto.
11. La grande lettre de François Xavier sur le Japon (1552)

Ces textes, écrits par des navigateurs, des aventuriers ou des jésuites témoignent de la fascination des Européens – non sans incompréhension – devant cette nouvelle civilisation, qu’ils jugent aussitôt supérieure à toutes celles qu’ils ont découvertes jusqu’alors. En miroir, un texte japonais, jamais traduit en français, raconte l’arrivée de ces hommes blancs, avec de longs nez et aux manières rustres, qu’ils appellent péjorativement les nanban-jin, les «barbares du Sud».


Sanjay Subrahmanyam rejoint le Collège de France

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L’historien indien vient d’être élu à la tête d’une chaire d’ « Histoire globale de la première modernité ».

Il entrera en fonction au Collège de France au mois de juin 2013, et ses enseignements se dérouleront à compter de l’année universitaire 2013-2014.


« Grand-Père n’était pas un nazi » – National-socialisme et Shoah dans la mémoire familiale

Présentation de l’éditeur :

Qu’on ne s’y trompe pas : cet ouvrage va bien au-delà de son sujet immédiat – la manière dont on parlait de l’époque nazie et de la Shoah, dans les années 2000, au sein des familles allemandes. Il concerne, par ses méthodes, son cadre d’analyse, voire ses conclusions, tous ceux qui, en France ou ailleurs, ont à réfléchir aux mécanismes de la transmission de la conscience historique d’une période d’exception, soit à la confrontation de la mémoire sociale et de la mémoire familiale.

Au fil de quarante-huit entretiens familiaux et de cent quarante-deux interviews individuels sur les histoires vécues du passé national-socialiste et transmises entre les générations, il apparaît, en effet, qu’à « la mémoire culturelle » (celle qu’une société institue à une époque donnée sur un certain passé à travers célébrations, discours officiels et enseignement) s’oppose « la mémoire communicative », non plus cognitive mais émotionnelle, ciment de l’entente des membres d’un groupe (parents et proches) sur ce qui fut leur passé vrai, et qui est constamment réactivée dans le présent d’une loyauté et d’une identité collectives.

Ainsi se transmettent dans les familles d’autres images du passé national-socialiste que celles diffusées à l’école : romantiques et enjolivées par l’intégration de scènes cinématographiques, par exemple, elles sont avant tout relatives à la souffrance des proches, causée par le mouchardage, la terreur, la guerre, les bombes et la captivité. Paradoxalement, il semble que ce soit justement la réussite de l’information et de l’éducation sur les crimes du passé qui inspire aux enfants et petits-enfants le besoin de donner à leurs parents et leurs grands-parents, au sein de l’univers horrifique du national-socialisme, une place telle qu’aucun éclat de cette atrocité ne rejaillisse sur eux.

Transmis sous forme non pas de savoir mais de certitude, ces récits, pour finir, convainquent chacun qu’il n’a pas de « nazi » dans sa propre famille : « Grand-Père n’était pas un nazi. »


Soldats – Combattre, tuer, mourir : procès-verbaux de récits de soldats allemands

Présentation de l’éditeur :

Pendant toute la guerre, les Britanniques ont procédé à des écoutes systématiques de milliers de prisonniers allemands et ont transcrit les passages de ces conversations qui leur paraissaient présenter un intérêt spécifique (stratégie, organisation de la chaîne de commandement, moral des troupes évoluant au fil de la guerre selon que les soldats étaient sous-mariniers ou marins, dans l’armée de l’air ou l’armée de terre, etc.).

Ces procès-verbaux reposaient dans les archives sans que quiconque en saisisse l’importance décisive. Dans un premier temps, leur lecteur a l’impression d’entendre parler les soldats, avec la rude franchise de la camaraderie lorsque ceux-ci racontent leurs combats, la mort donnée et la mort reçue. Très vite, cependant, il comprend la nature inédite de cet ouvrage : jusque-là, les historiens, pour étayer leurs recherches sur la perception de la violence et la propension à tuer, utilisaient des sources très problématiques (dossiers d’enquête, descriptions dans les lettres de la poste aux armées, récits de témoins oculaires, Mémoires), car rédigées en toute conscience pour un destinataire – un procureur, une épouse restée au domicile, voire un public auquel on communiquait une vision propre des choses.

Mais lorsque les soldats internés dans les baraquements britanniques parlent entre eux de la guerre en temps réel, c’est sans intention particulière, ils disent ce qu’ils pensent et ce qui les meut (course aux décorations, massacres des populations civiles et viols des femmes, mépris pour les soldats italiens et peur panique des représailles de l’Armée rouge, sentiment de l’inéluctable défaite et culte du Führer, etc.).

Cette source brute, sans apprêt, conduit à porter un regard tout à fait neuf sur la mentalité de la Wehrmacht, fruit d’une éducation étrangère à l’humanisme libéral et porteuse de valeurs cimentées par l’appartenance de l’individu à un collectif, qui en tout lui sera supérieur. La nazification est alors une ultime couche idéologique, ce complément qui fit notamment basculer les soldats des crimes de guerre dans ceux contre l’humanité.


La Chine des guerres de l’opium à nos jours

Présentation de l’éditeur :

En ce début de XXIe siècle, la Chine a retrouvé les chemins de la puissance. Bien que dirigée par un régime communiste, elle est un acteur-clé de la mondialisation économique.

Comment comprendre la position qu’elle occupe aujourd’hui sur la scène mondiale sans un regard pour le chemin parcouru depuis un siècle, voire un siècle et demi ? Dans ce dossier, l’auteur a choisi de privilégier la trame politique, en balayant toute l’histoire de la Chine moderne.

Que de chemin parcouru depuis le XIXe siècle… Les guerres de l’opium voient l’empire du Milieu sortir défait de conflits l’opposant à des puissances occidentales naguère dédaignées. Suivent la révolution de 1911 qui marque la fin de l’empire, le mouvement du 4 mai 1919 au cours duquel se cristallisent les revendications nationalistes autour des conditions iniques faites à la Chine au sortir de la première guerre mondiale et enfin l’instauration de la République populaire de Chine en 1949. Depuis 1979, la Chine a mis en place une « économie communiste de marché », unique en son genre, pour retrouver les chemins de la puissance.

Autant d’étapes qui permettent de comprendre la relation actuelle de la Chine – plus de 1,3 milliard d’habitants – au monde.


Postcolonial studies : modes d’emploi

Présentation de l’éditeur :

A travers la mise en avant de leurs sources plus ou moins reconnues (French theory, subaltern studies de Delhi, traditions intellectuelles d’Afrique noire, cultural studies, écrits anticoloniaux de Frantz Fanon, Chinua Achebe, Aimé Césaire, Albert Memmi) et de leurs connexions avec d’autres champs de recherche contemporains (queer studies, études francophones, black studies), les études postcoloniales sont apparues comme une sorte de laboratoire expérimentant des perspectives pluridisciplinaires : étrangères à toute orthodoxie, elles se placent à l’intersection de diverses problématiques, politiques, linguistiques ou identitaires, non sans une certaine propension à faire retour sur leurs propres fondements théoriques.

Le travail proposé ici, par sa dimension internationale et polyphonique, participe à son tour d’un dépassement des étiquettes nationales et académiques rigides : autant de « modes d’emploi » qui invitent à de nouveaux usages des postcolonial studies, de nouvelles explorations esthétiques et intellectuelles, dans les champs de la littérature et du cinéma en particulier.