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La nouvelle histoire des idées politiques

Présentation de l’éditeur :

L’histoire des idées politiques s’est longtemps résumée au commentaire savant de grands penseurs ou de grandes questions éternelles. Partout dans le monde, les entreprises de refondation se sont pourtant multipliées depuis les années 1970, portées par des approches parfois divergentes, mais s’accordant sur la nécessité de ne pas traiter les idées comme des objets désincarnés. Étrangement, ces développements n’ont eu, encore récemment, que peu de retentissement en France. C’est à cette situation que remédie cet ouvrage.

Disséquant les apports d’écoles consacrées (école de Cambridge, sémantique historique allemande, généalogie foucaldienne, histoire sociale des idées politiques bourdieusienne, etc.) et mettant en perspective des thématiques particulières (idées et milieux populaires, idées et décision publique, etc.), il offre des réponses à des questions essentielles : qu’est-ce qu’une idée politique ? Les idées politiques sont-elles le fruit du seul génie créateur de leurs auteurs ? Gouvernentelles le monde ?


La dérégulation culturelle – Essai d’histoire des cultures en Europe au XIXe siècle

Présentation de l’éditeur :

Contre les présentations habituelles qui envisagent le XIXe siècle surtout comme le siècle des nations, la dérégulation culturelle propose une lecture originale de l’histoire des cultures en Europe. Grâce à tous les progrès dans l’alphabétisation, la scolarisation, l’unification des langues, l’amélioration des transports et l’élévation du niveau de vie, des publics de plus en plus larges accèdent dans toute l’Europe aux innovations culturelles qui marquent la période 1815-1914.

Les frontières politiques et religieuses s’ouvrent, les censures s’atténuent, les héritages traditionnels laissent plus de place aux innovations et aux transgressions entre les genres, entre les arts, entre les pratiques. Des décalages subsistent bien entendu, des frontières mentales, linguistiques et religieuses freinent les échanges, des conditionnements sociaux ou économiques facilitent certaines productions au détriment d’autres, mais l’émulation entre les artistes et les écrivains, entre les entrepreneurs culturels et les pouvoirs qui veulent utiliser les pouvoirs symboliques des productions culturelles, fondent une dynamique dérégulatrice de plus en plus visible à mesure qu’on avance dans le XIXe siècle.

Fondé sur la synthèse de très nombreux travaux dans plusieur


La République, la musique et le citoyen (1871-1914)

Présentation de l’éditeur :

Cette étude, fruit d’une vie de travail dans les archives, s’attache à un sujet profondément original : la dimension musicale de l’identité française et républicaine. Jann Pasler fait remonter cette culture politique qui lie étroitement musique et utilité publique aux fêtes révolutionnaires, mais c’est sur le moment fort des débuts de la IIIe République qu’elle se concentre. Après la défaite de 1871 devant la Prusse, la France confie à la musique comme à l’histoire le soin d’inspirer la fierté nationale et de projeter un avenir partagé.

Dans les divertissements populaires (chorales, harmonies, orphéons, sociétés de musique) comme chez les élites (avec notamment l’essor du modernisme), les pratiques musicales sont censées exprimer les différences et aider à les surmonter. Pour les Français, la musique revêt une importance à la fois personnelle et sociale. Elle n’enregistre pas seulement souvenirs et traditions, elle contribue à l’être-ensemble.
En mettant l’accent sur les tensions fécondes qui se nouent entre esthétique et politique, Jann Pasler apporte une contribution aussi vivante que savante au rôle de la musique en démocratie et au sens qu’elle prend dans la vie de la nation.


Histoires universelles et philosophies de l’histoire – De l’origine du monde à la fin des temps

Présentation de l’éditeur :

De l’origine du monde à la fin des temps L’histoire globale et ses divers avatars – histoire connectée, comparée, internationale, transnationale, etc. – séduisent le monde académique et le grand public aujourd’hui sensibilisé au thème de la mondialisation. En invitant à la prise en compte des interactions entre individus et groupes humains relevant d’unités géoculturelles distinctes, elle permet un décentrement du regard et le détourne de l’ethnocentrisme scientifique et politique.

Ce paradigme devenu quasi dominant de nos jours est l’héritier d’une longue tradition intellectuelle, qui trouve ses prémices dans l’antiquité gréco-latine : la tradition des histoires universelles et des philosophies de l’histoire que présentent dans cet ouvrage des philosophes, des historiens, des anthropologues, des géographes, ainsi que des spécialistes d’aires culturelles non occidentales, chinoises et arabes notamment.

Par histoire universelle, on entend le projet de considérer l’humanité, à la fois unie et diverse, dans son ensemble et dans son devenir historique commun ; par philosophie de l’histoire, l’ambition de donner un sens à ce devenir, c’est-à-dire autant une orientation qu’une signification. Illustrées, pour la première, par les travaux de penseurs tels que Ibn Khaldûn, Spengler, Toynbee, pour la seconde, par ceux de Hegel, de Marx ou de Comte, ces deux traditions ont fait de l’histoire pensée par la philosophie la clef de compréhension ultime des sociétés humaines.


Hitler face à Churchill – Le front de l’Ouest 1939-1945

Présentation de l’éditeur :

Une ville moyenne, Dantzig, telle est la cause sinon le prétexte de la Seconde Guerre mondiale. Hitler la revendique, le Royaume-Uni et la France s’opposent à lui. En 1940, la Wehrmacht semble un Goliath invincible. Dans une Grande-Bretagne provisoirement battue, émerge un chef qui refuse toute politique d’apaisement avec l’Allemagne nazie. Winston Churchill. Deux personnalités hors normes s’affrontent : Churchill, aristocrate conservateur et démocrate.

Hitler dictateur prolétarien engagé dans une dérive conquérante. Chefs de guerre, ils s’imposent ou s’opposent à leurs généraux. Des eaux glacées de l’Atlantique aux déserts d’Afrique, en passant par le ciel gris d’Angleterre, ils imaginent les stratégies les plus originales pour se vaincre. Hitler a-t-il réellement l’espoir de battre l’Empire britannique ? Les deux ennemis ont-ils une stratégie à long terme ? Pourquoi l’Allemagne perd-t-elle finalement la guerre ? En retraçant l’histoire de la guerre à l’Ouest, Philippe Richardot dresse le portrait renouvelé de deux hommes et nous plonge dans la vie tourmentée de leurs états-majors, de 1939 à la chute du IW Reich.


La main de l’auteur et l’esprit de l’imprimeur

Présentation de l’éditeur :

Tout comme l’histoire, la littérature est attachée à la résurrection des morts. Souffle inspiré de l’épopée, minutie narrative et descriptive du roman historique, ou bien réincarnation des acteurs de l’histoire sur la scène du théâtre – certaines oeuvres de fiction donnent au passé une présence souvent plus forte que celle proposée par les livres des historiens. Mais Roger Chartier nous met en garde : lorsqu’il les lit, l’historien ne doit jamais oublier l’historicité de ces oeuvres et leur mode de circulation.

Si le XVIIIe siècle fonde la littérature sur l’individualisation de l’écriture, l’originalité des oeuvres et le sacre de l’écrivain, il n’en allait pas du tout de même auparavant ; fréquence de l’écriture en collaboration, réemploi d’histoires déjà racontées, lieux communs partagés, formules répétées, ou encore, continuelles révisions et continuations de textes jamais clos. C’est dans ce paradigme de l’écriture de fiction que Shakespeare a composé ses pièces et que Cervantès a écrit Don Quichotte, à une époque de faible reconnaissance de l’écrivain comme tel : ses manuscrits ne méritaient pas conservation, ses oeuvres n’étaient pas sa propriété et ses livres, dans leur matérialité (ponctuation, divisions internes, paragraphes, etc.

qui en fixaient le sens), étaient d’abord l’oeuvre des correcteurs, des typographes et de l’imprimeur. Lecteur des textes littéraires, l’historien se doit plus que jamais de savoir faire la part entre la main de l’auteur et l’esprit de l’imprimeur.


Les Indes et l’Europe – Histoires connectées XVe-XXIe siècle

Présentation de l’éditeur :

Cet ouvrage inédit est un pari, unique : celui d’une approche globale d’histoires différentes et que les Découvertes, puis la colonisation ont connectées. Les Indes, ce sont, d’une part l’Asie du Sud (Inde, Pakistan, Bangladesh, Népal, Bhoutan, Ceylan et Maldives) et d’autre part, l’Asie du Sud-Est (péninsule dite « indochinoise », guirlande insulaire qui s’étire de Sumatra jusqu’à Luzon et aux Moluques, Indonésie, Philippines, Bruneï, Timor – Malaisie et Singapour constituant une zone de transition).

Pourquoi rassembler en une seule histoire ces deux sous-régions, par ailleurs si différentes, et l’Europe ? Les relations commerciales et culturelles entre les deux parties de l’Asie avaient été souvent intenses aux époques ancienne et médiévale. Le lien économique étroit qui les reliaient par le biais du commerce des tissus indiens, lesquels servaient de monnaie d’échange, renforce chez les Européens, qui y arrivent à partir de la fin du XVe siècle et y installent des comptoirs, la perception que l’Asie méridionale forme une seule région qu’ils appellent simplement les Indes.

Au milieu du XVIII e siècle, la présence européenne commence à prendre une autre dimension avec la colonisation anglaise de l’Inde, espagnole des Philippines, hollandaise de Java et de l’Insulinde, tandis que l’Asie du Sud-Est ne passe complètement sous l’imperium de l’Europe qu’au début du XXe siècle. Gardons-nous d’une erreur de perspective : rien ne conduisait alors à cette colonisation lorsque Vasco de Gama vint chercher « des chrétiens et des épices ».

Evénement devenu majeur au fil des siècles, cette colonisation, aux modalités nationales très diverses selon qu’elle était française, portugaise, espagnole, hollandaise ou britannique, et qui donna lieu aussi en Europe à une connaissance anthropologique des langues, grammaires, religions et civilisations asiatiques, n’a pendant longtemps pas été perçue comme si importante par les Asiatiques – sinon que les nouveaux arrivants étaient violents, sales et intolérants.

Les sociétés d’Asie méridionale se montrèrent dans l’ensemble assez peu curieuses de ces Européens. Aussi les historiens continuent-ils à en savoir plus sur la manière dont ceux-ci ont perçu la région que sur la façon dont ils ont été perçus par les habitants.


Pie XII après Pie XII – Histoire d’une controverse

Présentation de l’éditeur :

Pie XII reste aujourd’hui le pape le plus controversé du XXe siècle. Par son silence durant la Seconde Guerre mondiale, est-il en partie responsable du génocide du peuple juif ? Il ne s’agit pas d’un énième livre écrit sur un sujet rebattu depuis cinquante ans, mais du récit raisonné des polémiques qu’ont soulevé les non-dits du Vatican. Muriel Guittat-Naudin retrace ici l’histoire d’un retournement, celui de l’opinion publique envers Pie XII : de celle plutôt favorable au sortir de la guerre, en France, à celle du pape coupable de s’être tu.

Le scandale que provoque en 1963 la création de la pièce de Rolf Hochhuth, Le Vicaire, au théâtre de l’Athénée apparaît comme le déclencheur de ce basculement. Cette controverse devient l’observatoire d’une triple histoire : histoire de la mémoire de la Shoah, histoire de la stature morale de la papauté et histoire des rapports entre les juifs et les catholiques. Depuis un demi-siècle, les silences de Pie XII ne cessent de faire débat.

Ce livre en restitue la vivacité et les enjeux.


Vive l’histoire de France !

Présentation de l’éditeur :

« Pourquoi et comment relire aujourd’hui notre histoire ? Pour quelle quête de sens ? Avec quel projet de rassemblement et quelles propositions qui relanceraient le vivre-ensemble, hier pour demain ? Qui sait si ce pays passionné d’histoire aura le courage de répondre à ces questions et même de se les poser plus longtemps ? De surcroît, nous voici plongés dans un monde menacé par la déstabilisation du vieil arc de civilisation qui joignait la Méditerranée à la Mésopotamie, par les menaces terroristes des djihadistes en Afrique, au Moyen-Orient ou en Asie.

Ces violences guerrières n’épargnent pas la France qui en appelle à l’union nationale quasiment « comme en 14″. Si bien que les questions se font plus incisives. L’union, en urgence ? La résistance à l’oppression ? Le secours à la liberté des peuples, plus que jamais ? Oui, assurément. Mais pour rester fidèle à quels héritages ? Avec quelles ambitions communes ? Et s’il fallait s’armer pour surmonter la crise identitaire ? S’assembler pour rendre intelligible notre sentiment de vivre une rupture historique ? »

D’une plume alerte, Jean-Pierre Rioux décrit la crise qui affecte notre représentation de l’avenir et érode le pacte républicain, défend une conception de l’histoire comme intelligence du bien commun, réhabilite une mémoire collective qui nous aide à savoir qui nous sommes et ce que nous voulons faire ensemble. Jean-Pierre Rioux est historien, spécialiste de l’histoire politique et culturelle de la France contemporaine.

Il a été successivement professeur de lycée, universitaire (Paris-X-Nanterre), directeur de recherches au CNRS (Institut d’histoire du temps présent) et inspecteur général de l’Éducation nationale. Homme de revues (Vingtième Siècle, L’Histoire), il a présidé le comité d’orientation scientifique de la Maison de l’histoire de France.


La modernité désenchantée – Relire l’histoire du XIXe siècle français

Présentation de l’éditeur :

Le désenchantement qui accompagne notre modernité nous rend plus attentifs à celui des hommes et des femmes qui, en plein XIXe siècle, doutaient des vertus du progrès, des fantasmagories de la technique et de la toute-puissance du sujet rationnel ? autant de grands récits devenus hégémoniques, mais dont l’épuisement récent a profondément renouvelé le regard sur ce siècle. Depuis une trentaine d’années, les historiens insistent sur les multiples possibles qui se sont entrouverts alors et qui portaient en eux les germes d’une émancipation qui ne s’est pas produite.

Ils repensent en profondeur les chemins de l’industrialisation et les conflits qu’elle a engendrés, ils restituent les mutations du temps et de l’espace perçus, ils déconstruisent les illusions de la culture « démocratique » et d’un « universalisme » exclusivement blanc et masculin, ils retracent aussi les formes plurielles de l’expérience coloniale, entre violences extrêmes et accommodements? Ce sont tous ces déplacements historiographiques, et bien d’autres encore, dont cet ouvrage propose un magistral panorama, à la fois savant et vivant, ancré dans la chair du passé et soucieux de mieux faire prendre au lecteur la mesure de ce qui nous sépare et nous rapproche de la société de ce temps.

Ce livre conserve du XIXe siècle son désir de récapituler sans enfermer, du XXe son optimisme mesuré, du XXIe son inquiétude réflexive.